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Attaques en Espagne: qui sont les terroristes tués et recherchés?

La voiture ayant foncé sur des piétons à Cambrils, en Catalogne, dans la nuit du 17 au 18 août.

La voiture ayant foncé sur des piétons à Cambrils, en Catalogne, dans la nuit du 17 au 18 août. - Lluis Gene - AFP

La Catalogne a été touchée par deux attaques terroristes à la voiture-bélier, jeudi après-midi et dans la nuit de jeudi à vendredi, qui ont fait 14 morts et une centaine de blessés. Le point sur les terroristes présumés neutralisés et arrêtés.

Deux attentats à la voiture-bélier ont été commis à quelques heures d'intervalle jeudi et vendredi en Catalogne, dans le nord-est de l'Espagne, faisant 14 morts et une centaine de blessés dans le coeur touristique de Barcelone, et sept blessés dont un policier dans la station balnéaire de Cambrils. Plusieurs terroristes présumés ont été abattus par la police, tandis que quatre hommes ont été arrêtés. Un autre individu, le conducteur de la camionnette lancée contre la foule à Barcelone, est toujours en fuite. Le point sur ce que l'on sait, pour l'heure, des auteurs des attaques.

> Cinq terroristes présumés abattus, trois corps identifiés

Les cinq occupants d'une voiture ayant foncé dans la foule dans la nuit de jeudi à vendredi sur la promenade du bord de mer à Cambrils, une station balnéaire située à 120 km au sud de Barcelone, ont été abattus par les forces de police, au cours d'un échange de tirs. Quatre des cinq hommes ont été tués sur le coup. Le dernier, grièvement blessé, est mort quelques minutes plus tard.

"Les terroristes présumés circulaient dans une Audi A3 et ont apparemment renversé plusieurs personnes avant de se heurter à une patrouille des Mossos d'Esquadra et la fusillade a commencé", a annoncé un porte-parole du gouvernement régional. Selon un porte-parole des Mossos, la force de police de Catalogne, certains d'entre eux portaient des ceintures d'explosifs. Toutefois, le chef du gouvernement régional catalan, Carles Puigdemont, ces ceintures explosives se sont révélées fausses.

La police a fait savoir sur son compte Twitter qu'elle considérait cette attaque comme liée à l'autre attentat à la voiture-bélier survenu quelques heures plus tôt à Barcelone. Plus tard ce vendredi, la police a annoncé avoir identifié les corps de cinq personnes abattues à Cambrils dont ceux de trois Marocains. Parmi eux figure le nom du jeune frère, âgé de 17 ans, d'un Marocain arrêté à Ripoll ce jeudi.

> Quatre hommes arrêtés

Dès jeudi, la police régionale de Catalogne a annoncé l'arrestation de deux suspects dans l'attaque de Barcelone, un Espagnol et un Marocain.

L'Espagnol, dont l'identité n'a pas été révélée, est né à Melilla, ville sous administration espagnole située dans le nord du Maroc. Il a été arrêté à Alcanar, à 200 km au sud de Barcelone, une localité où la nuit précédente une explosion dans un logement avait fait un mort et sept blessés. Les enquêteurs relient cette explosion à l'attentat de Barcelone, selon le porte-parole de la police. "Nous soupçonnons qu'ils (les occupants) préparaient un engin explosif", a-t-il fait savoir.

Le deuxième homme arrêté serait de nationalité marocaine. Il serait lié à la camionnette utilisée dans l'attentat de Barcelone, il a été arrêté à Ripoll, à une centaine de kilomètres au nord de Barcelone. Aucun des deux n'a d'antécédent judiciaire.

La police catalane a annoncé ce vendredi matin sur son compte Twitter l'arrestation d'un troisième individu, également à Ripoll, en lien avec les attaques de Barcelone et Cambrils, puis d'un quatrième, dans l'après-midi, sans précisions.

> Un homme en fuite

Le conducteur de la camionnette blanche ayant foncé dans la foule sur Las Ramblas, l'avenue la plus fréquentée par les touristes à Barcelone, jeudi après-midi, est en fuite.

L'homme s'est enfuit après avoir commis son carnage, qui a fait 14 morts et une centaine de blessés, dont 26 Français. Cette attaque a été revendiquée dans la soirée de jeudi par le groupe Daesh. Un témoin a dit avoir vu dans la camionnette "un homme très jeune, d'une vingtaine d'années, au visage mince".

Adrienne Sigel avec AFP