BFMTV

En Macédoine, 90% de "oui" pour le changement de nom 

Une femme vote dans le village de Zajas ce dimanche, lors du référendum pour changer le nom de la Macédoine.

Une femme vote dans le village de Zajas ce dimanche, lors du référendum pour changer le nom de la Macédoine. - Armend NIMANI / AFP

En juin dernier, les Premiers ministres grec Alexis Tsipras et macédonien Zoran Zaev avaient annoncé un accord pour rebaptiser le minuscule état des Balkans.

Le "oui" l'a très largement emporté ce dimanche lors du référendum organisé pour que les Macédoniens se prononcent sur le changement de nom de leur pays en vue de se réconcilier avec la Grèce et de s'arrimer à l'Europe.

90,72% des électeurs qui ont pris part à ce scrutin consultatif ont approuvé la nouvelle appellation de "République de Macédoine du Nord" pour leur petit Etat des Balkans, selon les résultats de la commission électorale portant sur près de la moitié (43,57%) des suffrages. 6,26% ont voté contre.

Une forte abstention

"Plus de 90%" des électeurs ont approuvé par référendum dimanche l'accord avec la Grèce visant à changer le nom de la Macédoine et le Parlement doit "confirmer la volonté de la majorité", a dit le Premier ministre Zoran Zaev

Marqué par une forte abstention, environ les deux tiers des électeurs, ce scrutin est consultatif et doit désormais être validé par un vote à la majorité des deux tiers des députés. Une majorité dont ne disposent pas le chef du gouvernement social-démocrate et ses alliés des partis de la minorité albanaise. Il doit donc compter sur le ralliement d'une dizaine de députés de l'opposition de droite. 

"Une occasion historique" pour l'OTAN

Dans la soirée, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a exprimé son soutien à son homologue. Pour mettre fin à une querelle commencée il y a 27 ans, mais dont les racines remontent à des siècles, les Premiers ministres grec Alexis Tsipras et macédonien Zoran Zaev avaient annoncé en juin dernier un accord pour rebaptiser le minuscule état des Balkans.

L'OTAN a salué une une "occasion historique". L'Union européenne, elle, a appelé toutes les parties à "respecter" les résultats du référendum et demandé à "tous les dirigeants politiques" d'"aller de l'avant en faisant preuve de responsabilité et d'unité dans l'intérêt du pays".

J.B avec AFP