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"Dodo la Saumure" incarcéré en Belgique pour traite humaine

"Dodo la saumure" arrive au tribunal de Lille le 12 juin 2015 (image d'illustration)

"Dodo la saumure" arrive au tribunal de Lille le 12 juin 2015 (image d'illustration) - PHILIPPE HUGUEN / AFP

"Dodo la Saumure" risque de la prison ferme et plusieurs milliers d'euros d'amende pour "traite humaine et fraude sociale".

Dominique Alderweireld, dit "Dodo la Saumure", connu pour avoir comparu dans l'affaire du Carlton en 2015, a été placé sous mandat d'arrêt mercredi en Belgique, notamment pour traite humaine et fraude sociale, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Bris de scellés sur deux maisons closes

M. Alderweireld et sa compagne Béatrice Legrain ont été inculpés de traite d'êtres humains, de fraude à ONSS (l'équivalent de l'URSSAF en Belgique) ainsi que de bris de scellés placés sur deux maisons closes, a expliqué à l'AFP le procureur belge chargé du droit pénal du travail de la région francophone du Hainaut (sud-ouest du pays), Charles-Eric Clesse.

M. Alderweireld exerçait ses activités à Tournai et dans la région, tout près de la frontière française.

"Plusieurs filles avaient été contrôlées sans être déclarées à l'ONSS et certaines d'entre elles étaient en séjour illégal en Belgique", a précisé M. Clesse. 

Parmi la vingtaine de filles qui travaillaient dans les deux établissements du couple, certaines étaient Françaises et d'autres venaient d'Europe de l'Est, a affirmé le procureur.

Soupçonné d'avoir abusé de la situation de certaines femmes

"Il y avait également une Belge, mère chômeuse de cinq enfants, et l'on peut imaginer qu'il abusait de sa situation précaire", a-t-il poursuivi.

"A quatre reprises, M. Alderweireld a brisé les scellés placés sur ses deux établissements, l'un à Tournai, en face du commissariat de police, l'autre dans un village des environs", a ajouté M. Clesse.

M. Alderweireld, qui a été incarcéré, comparaîtra vendredi matin devant une chambre du conseil qui doit statuer sur le sort du prévenu.

Le proxénète est passible d'une amende - pouvant aller de 4.800 à 48.000 euros par jeune femme exploitée - ainsi que d'une peine de 6 mois à 3 ans d'emprisonnement, selon M. Clesse.

En septembre 2013, la cour d'appel du Hainaut avait déjà condamné "Dodo la Saumure" à une peine de cinq ans avec sursis pour proxénétisme.

C.Br. avec AFP