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Une école vétérinaire anglaise s'excuse pour des photos d'étudiants dénudés avec des moutons

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Le calendrier dénudé des étudiants du Royal Veterinary College (RVC), une école vétérinaire anglaise, a été violemment critiqué par des militants vegan. En cause, une photographie de sept étudiants nus, se servant de moutons pour cacher leurs parties intimes.

Jusqu'à présent, le traditionnel calendrier dénudé des étudiants du Royal Veterinary College (RVC), une école vétérinaire anglaise, dont les fonds sont reversés à une oeuvre caritative, n'avait pas fait de vague. Mais l'édition de 2020, publiée au début du mois de novembre, a été pointée du doigt par plusieurs militants vegan en raison d'une photographie où l'on peut voir sept élèves vétérinaires cacher leurs parties génitales avec des moutons. 

Dans un post Facebook, maintenant supprimé, le groupe vegan Veterinary Vegan Network (VVN), qui totalise plus de 6000 likes sur le réseau social, a qualifié la photographie de "profondément troublante". Un utilisateur de Twitter a quant à lui demandé si d'autres utilisateurs étaient comme lui "écoeurés par cette bestialité".

Des critiques qui ont poussé le président du RVC, Stuart Reid, à présenter ses excuses aux personnes qui ont pu être choquées, dans une lettre ouverte, publiée le 8 novembre dernier. Il a néanmoins assuré soutenir les élèves de dernière année de son école londonienne, à l'origine de l'élaboration du calendrier. L'histoire, qui a agité les réseaux sociaux début novembre, a été portée auprès du public ce lundi par de nombreux médias anglais dont le Guardian et The Independant.

Un geste fréquemment réalisé

Dans un communiqué, l'association British Cattle Veterinary Association (BCVA) a défendu les élèves de l'école vétérinaire en affirmant que les "multitudes d'images mettant en scène des animaux de compagnie, comme celles de pompiers torse-nu avec des chats, semblent échapper aux critiques". 

La BCVA a également expliqué que le geste réalisé sur la photographie par les élèves du Royal Veterinary College, qui tiennent les moutons par leurs pattes avant, est, en fait, fréquemment réalisé au sein de la filière animalière. Il permet ainsi d'examiner les pattes des moutons "de manière prudente et indolore pour l'animal".

Face aux réactions négatives provoquées par la photographie, le principal du Royal Veterinary College a assuré qu'il n'y a "pas de place pour le harcèlement ou les menaces" à l'encontre de ses étudiants. "Aucun étudiant n'est blâmé, individuellement ou collectivement, et nous allons travailler ensemble pour s'assurer que ce genre d'événement n'arrive plus", a-t-il ajouté

Une porte-parole de l'école vétérinaire a assuré au Guardian que les élèves affectés par les réactions violences vont être soutenus et que la nouvelle version du calendrier, la photographie polémique en moins, devrait être bientôt vendue.

Clément Boutin