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Royaume-Uni: Corbyn, le chef du Labour, compare Netanyahu à Daesh

Jeremy Corbyn, le 20 octobre 2015.

Jeremy Corbyn, le 20 octobre 2015. - Dan Kitwood - Pool - AFP

Le leader du parti travailliste a déclenché une polémique en évoquant, lors de la présentation d'un rapport sur l'antisémitisme au sein du Labour, Israël et "les actions viles perpétrées par des personnes déformant les propos de l'islam".

Le chef de l'opposition travailliste britannique Jeremy Corbyn aurait-il mis Israël et Daesh sur un pied d'égalité? Le leader du Labour, contesté après la victoire du vote pour le Brexit au Royaume-Uni, a semblé comparer, lors d'un discours, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l'organisation jihadiste, raconte The Guardian

"Nos amis juifs ne sont pas plus responsables des actions d'Israël ou du gouvernement Netanyahu que nos amis musulmans ne le sont de celles des différents Etats ou organisations autoproclamés islamiques", a lancé Jeremy Corbyn lors de la présentation d'un rapport sur l'antisémitisme au sein du Labour, publié jeudi.

Alors que dans son discours, Jeremy Corbyn insistait sur le fait qu'aucune forme de racisme n'est acceptable, ces mots ont déclenché immédiatement une polémique, rapporte The Evening Standard.

"Atmosphère parfois toxique"

Peu après, lors d'une séance de questions, Jeremy Corbyn s'est défendu d'avoir comparé Israël à Daesh. Mais il a ensuite semblé aller encore plus loin dans la comparaison. 

"Mon propos est que vous ne devriez pas dire à quelqu'un que, juste parce qu'il est juif, vous devez avoir une opinion sur Israël. Pas plus que dire à quelqu'un qui est musulman que vous devez avoir une opinion sur les actions viles perpétrées par des personnes déformant par ce qu'ils font les propos de l'islam", a-t-il dit.

Un porte-parole de Corbyn a ensuite expliqué que le leader du Labour faisait référence, lors de son discours, à des Etats à caractère islamique, citant comme exemples l'Arabie saoudite, le Pakistan, l'Iran ou le Hamas à Gaza.

Remis après deux mois d'enquête indépendante, le rapport dévoilé jeudi conclut que le Parti travailliste n'est pas envahi par l'antisémitisme ou d'autres formes de racisme, mais qu'il y règne une "atmosphère parfois toxique".
V.R.