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Grande-Bretagne: l'alerte à la radioactivité serait liée à la présence de "radon" naturel

Le site nucléaire de Sellafield, dans le nord-ouest de l'Angleterre.

Le site nucléaire de Sellafield, dans le nord-ouest de l'Angleterre. - -

Des niveaux élevés de radioactivité au site nucléaire de Sellafield, dans le comté de Cumbrie au nord-ouest de l'Angleterre, ont été détectés ce vendredi. La direction du site a déclaré que la source de ces radiations était naturelle.

Les "niveaux élevés de radioactivité" détectés sur le site nucléaire de Sellafield, dans le nord-ouest de l'Angleterre, ne sont pas attribuables au complexe mais à la présence dans l'atmosphère de radon, élément radioactif naturel, a annoncé vendredi l'exploitant.

"La radioactivité détectée dans la nuit (de jeudi à vendredi) sur l'un de nos moniteurs en plein air n'est pas attribuable à un problème" sur le site, a déclaré Sellafield Ltd dans un communiqué.

"Nos moniteurs sont extrêmement sensibles et détectent toute anomalie. Dans la nuit, le système de détection a décelé des niveaux élevés de radioactivité.

A la suite d'une enquête et d'analyses, nous pouvons désormais confirmer que ces niveaux correspondent à du radon qui se trouve naturellement dans l'atmosphère", a ajouté l'exploitant.

Alerte ce vendredi matin

Plus tôt dans la journée, Sellafield a annoncé que des "niveaux élevés de radioactivité" ont été détectés sur le plus vieux et le plus gros complexe nucléaire européen, Sellafield, dans le nord-ouest de l'Angleterre, a annoncé l'exploitant ce vendredi.

Les niveaux anormaux de radiocativité ont été enregistrés à travers l'un des moniteurs de radiation du site, à l'extremité nord de Sellafield. Le site, utilisé pour le stockage des déchets nucléaires et le retraitement des déchets hydrocarbures, continue néanmois de fonctionner.

La Sellafield Ltd a assuré que, par "mesure de prudence et de précaution", le site "opère normalement mais avec moins de personnel".

Selon la direction du site, située dans le comté de Cumbrie, le niveau mesuré est supérieur à la radioactivité normale, mais bien inférieur cependant au seuil qui exigerait une action du personnel sur ou en dehors du site.

Le site déjà fermé "par précaution" en mars 2013

Ainsi, "le personnel continue de travailler et les usines de Sellafield de fonctionner, tandis que l'enquête se poursuit", conclut le communiqué.

La compagnie a souligné qu'il y avait aucun risque pour le public et les ouvriers, d'après la BBC. Des propos corroborés par le gouvernement britannique. Dans une brève réaction, le gouvernement a estimé qu'"à l'heure actuelle, il n'y a pas de raison de penser que l'incident est plus grave qu'il n'a été rapporté".

Sellafield a été la première centrale nucléaire dans le monde à fournir de l'électricité au public, mais elle a cessé d'en produire en 2003. Le site est désormais utilisé pour le stockage des déchets nucléaires et le retraitement du combustible usé.

Le site de 68 ans avait été momentanément fermé "par précaution" en raison d'intempéries, en mars 2013.

S. D. et C.P.