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Cyberattaque: comment un Britannique de 22 ans a ralenti la propagation du virus

Le jeune homme de 22 ans a fait sa découverte par hasard.

Le jeune homme de 22 ans a fait sa découverte par hasard. - AFP

Un Britannique de 22 ans a découvert une faille dans le logiciel malveillant à l'origine de la cyberattaque mondiale de samedi. Il a pu ainsi ralentir la propagation du virus.

Il a été surnommé "le héros accidentel". Un jeune Britannique de 22 ans a trouvé une astuce pour ralentir la propagation du virus à l'origine de la cyberattaque qui a fait "plus de 75.000 victimes" à travers le monde, selon la police française. De la Russie à l'Espagne et du Mexique au Vietnam, des dizaines de milliers d'ordinateurs, surtout en Europe, ont été infectés par un logiciel de rançon exploitant une faille dans les systèmes Windows, divulguée dans des documents piratés de l'agence de sécurité américaine NSA.

Mais comme tout virus, il y avait une faille que le jeune homme a su trouver. Le Britannique y a passé la nuit, après une sieste de seulement 20 minutes. Sur son compte Twitter, MalwareTech, il explique avoir étudié le code du logiciel malveillant. A l'intérieur, il découvre un nom de domaine qui n'était pas attribué. Il décide donc de l'acheter pour l'équivalent de 12 euros. L'enregistrement du nom de domaine va agir comme un court-circuit de l'attaque informatique.

Une découverte par hasard

"Il a clairement réussi à enrayer la propagation", a assuré à l'AFP Marco Cova, spécialiste en cybersécurité chez Lastline. S'il est déjà trop tard pour l'Asie et l'Europe, cette action va permettre de sauver 100.000 terminaux de l'infection, notamment aux Etats-Unis, estime le jeune homme, qui appelle tous les utilisateurs de Windows à mettre à jour leur système de protection pour éviter d'être touchés par ce logiciel qui réclame une rançon en échange d'une clé de décodage.

Le petit génie de l'informatique veut toutefois rester discret. Ce que l'on sait de lui, c'est qu'il a 22 ans et qu'il s'agit d'un jeune chercheur en cybersécurité qui vit chez ses parents dans le sud de l'Angleterre. Rien pourtant ne le prédestinait à se faire remarquer. Lui-même l'avoue, sa découverte s'est faite par hasard.

J.C avec AFP