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Canular royal: l'infimière a laissé une note accusant les animateurs de la radio

Les deux animateurs responsables du canular.

Les deux animateurs responsables du canular. - -

D'après le journal britannique Sunday Times, l'infirmière qui s'est donné la mort après le canular de deux animateurs australiens a laissé trois courriers, dont un accuse ces derniers.

L'infirmière retrouvée pendue après le canular monté par les animateurs d'une radio australienne pour avoir des nouvelles de l'épouse du prince William, a écrit juste avant de mourir une lettre les accusant d'être responsables de sa mort, selon le Sunday Times.

Jacintha Saldanha, 46 ans, avait été retrouvée pendue le 7 décembre, trois jours après avoir été dupée au téléphone par les animateurs de la radio australienne 2Day FM qui s'étaient fait passer pour la reine Elizabeth II et le prince Charles afin d'avoir des nouvelles de Kate, hospitalisée au début de sa grossesse.

Trois lettres laissées par l'infirmière

D'après le journal, l'une des trois lettres laissées par l'infirmière avant de mourir était adressée à la direction de l'hôpital King Edward VII à Londres où elle travaillait, avec ces mots: "Je vous présente mes excuses, je suis vraiment désolée, merci de votre soutien". "Je considère les deux Australiens de la radio (....) comme responsables de cet acte. Demandez leur s'il vous plaît de payer mon emprunt pour mon logement. Je suis désolée. Jacintha".

Dans une seconde lettre, elle exonérait ses collègues de l'hôpital de toutes responsabilités et dans une troisième, laissait des instructions détaillées pour ses funérailles, d'après le Sunday Times.

Deux précédentes tentatives de suicide

L'enquête sur les causes de sa mort, qui vise à établir les circonstances mais pas les responsabilités, devait reprendre jeudi, mais, selon la presse, elle pourrait être ajournée.

D'après le Sunday Times, l'infirmière avait déjà fait auparavant deux tentatives de suicide pendant un voyage en Inde en 2011 et elle avait ensuite pris pendant neuf mois des antidépresseursLe Parquet britannique avait annoncé en février qu'il renonçait à engager des poursuites dans cette affaire, car "même s'il était déplacé, l'appel téléphonique se voulait inoffensif".