BFMTV

EN DIRECT - Sydney: la prise d'otages a fait trois morts, dont le forcené, et six blessés

Une otage évacuée par la police, au moment de l'assaut.

Une otage évacuée par la police, au moment de l'assaut. - Peter Parks - AFP

La police a donné l'assaut ce lundi aux alentours de 16h20, heure française, contre le Café Lindt de Sydney, où un individu retenait plusieurs personnes en otage depuis seize heures.

18h15 - Qui est le preneur d'otages?

Connu de la justice pour de nombreuses affaires de moeurs, Man Haron Monis, le preneur d'otages de Sydney, était en liberté conditionnelle et, d'après son ancien avocat, ce solitaire n'avait plus grand chose à perdre. >> Son portrait

17h50 - La prise d'otages en images.

17h35 - La prise d'otages a fait au moins deux morts, dont le preneur d'otages, confirme la télévision australienne. 

17h20 - Plusieurs blessés sont évacués par ambulance. 

16h52 - Une décision de la police. Selon les médias australiens, la police a choisi de donner l'assaut car le preneur d'otages montrait des signes de fatigue. 

16h51 - La police australienne confirme la fin du siège. 

16h47 - Selon CNN, deux personnes sont mortes, dont le preneur d'otages, et trois autres seraient grièvement blessées. 

16h46 - Selon Channel 7, le siège du Café Lindt est terminé. 

16h39 - Plusieurs otages sont sortis blessés du café, leur nombre reste encore incertain.

16h36 - Le preneur d'otages aurait été tué. Selon la chaîne australienne 7 news, le preneur d'otages Man Haron monis, serait mort. 

16h34 - Opération de déminage. Les démineurs inspectent le café pour repérer et désamorcer d'éventuels engins explosifs, et un robot de déminage pénètre également dans les lieux. 

16h25 - Des personnes sont évacuées sur des brancards. 

16h19 - La police évacue les otages du café. 

16h15 - Des rafales de coups de feu sont entendues, la police, lourdement armée, lance l'assaut contre le café. Une série de lourdes détonations a retenti peu avant 2h30 locales (15h30 GMT) au moment où des commandos de la police entrent par une porte latérale permettant l'accès à l'établissement. 

16h15 - Cinq autres personnes ont réussi à s'échapper en courant du café, à 16h04, après avoir été retenus pendant une dizaine d'heures. 

16h - Polémique après des selfies devant le Café Lindt. Alors que la prise d'otages n'est pas terminée à Sydney, des dizaines de badauds curieux assistent en direct à la scène. Et ne se privent pas d'immortaliser le moment par un selfie. >> Lire notre article sur le sujet

15h20 - Connu des services de police. Man Haron Monis serait déjà connu des services de police pour plusieurs actes de violence, notamment pour le meurtre de son ex-femme et pour une quarantaine d'agressions sexuelles. Il a également envoyé des lettres d'injures aux familles de soldats tués à l'étranger. 

15h03 - L'identité du preneur d'otages révélée par les médias. Selon le média australien 9news le preneur d'otages serait Man Haron Monis, un réfugié iranien âgé de 49 ans, présenté comme un "responsable" religieux musulman, arrivé en Australie en 1996, et autoproclamé cheikh. La police a autorisé 9news à diffuser l'identité du suspect.

14h50 - Le café plongé dans le noir. Les lumières du Café Lindt ont été éteintes, selon les journalistes présents devant le bâtiment.

14h35 - 15 otages auraient été comptés. "Nous avons compté environ 15 otages, un mélange d'hommes, de femmes, de jeunes, de vieux", a précisé le journaliste australien Chris Reason, sur Twitter.

14h30 - Des vidéos des otages auraient été mises en lignes puis retirées. Selon des journalistes du Monde qui les auraient visionnées, des vidéos ont été mises en lignes puis supprimées. On y observerait des otages, devant un drapeau islamiste, annonçant les revendications du preneur d'otages. "Elles ont une mise en scène similaire" et "n'ont pas été formellement identifiées", rappelle le site du quotidien français qui précise qu'il ne s'agit que de "présomptions".

14h25 - Les quotidiens australiens commencent à dévoiler leurs Unes choc, au lendemain du début de la prise d'otage.

Page one of Tuesday's Sydney Morning Herald, first edition. #sydneysiege pic.twitter.com/qpw9Jtvvtb
— Hark the Herald Ben (@bencubby) 15 Décembre 2014

14h10 - D'après un journaliste sur place, il y a du mouvement dans le café. Certains otages changeraient de position:

14h - Un otage a envoyé un sms à sa mère. Selon le site BBC News, un jeune otage de 18 ans, Ray Hadley, a envoyé un message à sa mère depuis l'intérieur du café. Il y aurait écrit :"Ca va, maman. Je ne peux pas parler". Ray est apprenti plombier, a expliqué sa mère, il était entré dans le lieu pour prendre un café et ne lui a pas donné d'autres nouvelles.

13h50 - Un journaliste australien décrit une situation calme. Chris Reason, journaliste pour la chaîne 7News, dont la rédaction donne sur le café, explique sur Twitter qu'il observe "très peu de mouvement dans le Café Lindt. Une personne, que nous considérons comme le preneur d'otages, se déplace vers l'arrière du café. Il porte un iPad".

Very little movement at the Lindt Cafe. One person, we believe to be the gunman, walking toward back office. He is carrying an iPad
— Chris Reason (@ChrisReason7) 15 Décembre 2014

13h30 - Cela fait à présent plus de 13h que la prise d'otages a commencé. La police est toujours en contact avec le preneur d'otage, selon les journalistes sur place. 

13h25 - Les autorités font tout pour que la population reste calme. Les transports en commun reprendront normalement dès demain, explique le journaliste Pierre Le Clainche sur BFMTV.

13h20 - Un photographe sur place capture l'arrivée de snipers, comme il l'explique dans le tweet ci-dessous:

My pic for daily telegraph as Snipers arrive at the #sydneysiege pic.twitter.com/rAzRMDx8eA
— richard dobson (@twitpicrich) 15 Décembre 2014

12h20 - #IllRidewithyou - "je voyagerai avec toi" - un hashtag sur twitter pour accompagner les musulmans dans les transports en Australie. Du moins ceux qui craindraient d'être pris à partie après la prise d'otages du jour. Des dizaines de milliers de mentions sont relevées sur le réseau social après midi, soit 22h en Australie.

12h05 - Pourquoi l'Australie est-elle visée? L'Australie a relevé son niveau d'alerte en septembre et durci sa législation anti-terroriste fin octobre car elle redoute la menace terroriste représentée par les combattants jihadistes australiens de retour d'Irak et de Syrie. D'après les estimations, plus de 70 Australiens combattent actuellement dans les rangs jihadistes dans ces zones. 

11h30 - "Le Café Lindt semble être une cible par défaut", analyse l'ancien négociateur du Raid Christophe Caupenne sur BFMTV. De plus, "l'homme a pris un nombre élevé d'otages alors qu'il est seul et ses demandes sont flottantes", pointe-t-il.

Ci-dessous une image du preneur d'otages:

-
- © Channel 7 - AFP

11h - "La situation doit être prise très au sérieux et je pense que les autorités australiennes l'ont compris immédiatement. Il est fort probable que cet individu veuille faire une opération d'éclat pour traumatiser l'Australie qui n'est pas habituée à ce type d'actions", déclare Mathieu Guidère, spécialiste du monde arabe et musulman.

10h50 - "Il semble que ce soit un individu isolé". "Il ne sait pas trop à qui il appartient en réalité parce que le premier drapeau qu'il a fait étendre était plutôt un drapeau d'Al-Qaïda et il y a une petite différence avec celui de l'Etat islamique", a expliqué Alain Rodier, spécialiste du terrorisme sur BFMTV. "Il semble que c'est un individu isolé mais il faut attendre confirmation parce que des réseaux islamistes en Australie existent et ce pays a toujours été une cible", a-t-il ajouté.

10h45 - 40 organisations musulmanes condamnent la prise d'otages. "Nous rejetons toute tentative pour ôter des vies innocentes de n'importe quel être humain et de susciter la peur et la terreur dans les coeurs", ont déclaré ces organisations dans un communiqué commun, évoquant un "acte abject".

10h40 - Uber a profité de la prise d'otage à Sydney pour augmenter ses tarifs. Selon le site d'information Mashable, Uber a exigé jusqu'à quatre fois le tarif ordinaire, pour une course minimum de 100 dollars australiens (65 euros), lorsque la nouvelle d'une prise d'otages s'est répandue dans la rue et les médias.

10h35 - Les otages arrivent à manger et à boire grâce aux employés du café, rapporte un journaliste d'Europe 1.

10h20 - La police confirme que les otages se sont échappés et n'ont pas été libérés. "A l'heure actuelle, il n'y aurait pas de blessés à l'intérieur mais nous ne savons pas combien d'otages sont retenus dans le bâtiment. (...) Quant aux otages qui se sont échappés du bâtiment, nous sommes très heureux qu'ils aient pu le faire", a déclaré la chef adjointe de la police de l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud, Catherine Burn.

Le ravisseur a été identifié mais les autorités ont demandé de ne pas révéler son identité.

10h05 - Les lumières viennent de s'éteindre, affirme le journaliste australien Chris Reason, qui est sur place.

10h - "Cinq heures après l'attaque, nous avons reçu l'ordre d'évacuer". "Nous étions au bureau et nous avons reçu des messages sur les réseaux sociaux. Une collègue a lu qu'un terroriste avait pris le contrôle d'un café à côté. Alors nous nous sommes enfermés dans l'immeuble et à peu près cinq heures après l'attaque, nous avons reçu l'ordre d'évacuer et de quitter la ville pour être en sécurité", a raconté à BFMTV Nicole Barry, une employée de bureaux à Sydney qui travaille près du Lindt Chocolat Cafe.

9h45 - Les otages sont désormais retenus dans le café depuis 10 heures par un homme seul dont les revendications exactes restent inconnues. Certains medias australiens connaîtraient son identité mais ne la dévoilera en accord avec les forces de police.

9h20 - Les otages rassemblés dans une partie de la pièce. Les vitres ont été couvertes par des tabliers, rapporte la chaine de TV 7News Sydney.

8h45 - Une première description. "Le preneur d'otages est grand, la quarantaine et porte un long t-shirt et une veste noire. Il paraît assez calme", explique un homme sur une chaine australienne.

8h15 - Le preneur d'otages veut parler au Premier ministre Tony Abbott.

8h10 - Le preneur d'otages évoque 4 bombes. Deux bombes dans le café et deux autres dans le quartier des affaires, Martin Place, selon la chaîne de télé australienne TenNews qui a parlé à deux otages qui rapportent les propos de l'homme avec les autorités. La police n'a pas confirmé ces informations.

8h - Le preneur d'otages veut un drapeau de Daesh. Celui affiché à la vitrine n'est pas un drapeau de Daesh ou Etat islamique. Il s'agit de la shahada, ou profession de foi musulmane: "Il n'y a de Dieu qu'Allah et Mahomet est son prophète". L'homme demande qu'on lui apporte un drapeau de Daesh. Un bandeau porté par l'homme ferait mention du Front al-Nosra établi en Syrie.

7h45 - Un otage à l'hôpital? Un otage aurait été emmené à l'hôpital Saint-Vincent de Sydney, selon la chaîne Nine News Sydney. De son côté, la police indique dans un communiqué que personne ne semble avoir été blessé dans l'immédiat.

7h35 - Sortie de deux otages. Il s'agit de deux jeunes femmes. On ignore dans l'immédiat si ces otages ont été libérés par leur ravisseur ou s'ils sont parvenus à s'enfuir.

5h45 - Sortie de trois otages. Trois personnes sont sorties en courant du café de Sydney ou un homme armé retenait lundi plusieurs otages et où a été déployé un drapeau islamique, selon des images diffusées par les télévisions locales.

4h - Un seul homme armé. Il n'y a qu'un seul preneur d'otages, a annoncé le chef de la police de l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud, Andrew Scipione, sans être en mesure de préciser le nombre de personnes retenues qui serait néanmoins inférieur à 30. La correspondante de BFMTV sur place, Caroline Taix fait état de 13 otages alors que trois d'entre eux sont parvenus à quitter l'établissement par une porte latérale.

3h - De nombreux commerces ont fermé. Seules quelques personnes pouvaient être vues en train de marcher dans les rues qui grouillent habituellement de monde. "C'est triste de penser que c'est chez moi ici et que cela peut se produire partout", disait Rebecca Courtney, une habitante.

2h30 - Le Premier ministre australien Tony Abbott a convoqué le Comité de sécurité nationale réunissant les membres de son gouvernement et des conseillers chargés des questions de sécurité afin de faire face à la situation.

1h25 - Des images des télévisions montraient un drapeau noir avec une inscription en caractères arabes plaqué par des otages contre une fenêtre de l'établissement. Il semblerait qu'il s'agisse de la shahada, ou profession de foi musulmane: "Il n'y a de Dieu qu'Allah et Mahomet est son prophète". 

Peu avant l'annonce de la prise d'otages, la police avait fait état de l'arrestation d'un homme à Sydney dans le cadre d'une enquête sur la préparation d'attentats en Australie. Le chef de la police de Nouvelle-Galles du Sud a dit qu'il ne pensait pas que les deux affaires soient liées. La police est aussi intervenue à l'Opéra de Sydney, qui a été évacué à la suite apparemment d'une alerte au colis suspect.

L'Australie, engagée aux côtés des Etats-Unis dans la lutte contre l'organisation Etat islamique (EI), est sur les dents depuis qu'elle a relevé en septembre son niveau d'alerte face à la menace terroriste représentée par les combattants jihadistes australiens de retour d'Irak et de Syrie. Le président américain Barack Obama a été informé de la situation, a annoncé à Washington Lisa Monaco, sa conseillère pour les affaires de terrorisme.

l'essentiel

- Seize heures après le début du drame, la police a donné l'assaut contre le Café Lindt, à Sydney, où un homme seul était retranché depuis 23h45, heure française, retenant plusieurs personnes en otage. 

- La prise d'otages a fait trois morts, dont le preneur d'otages, et six blessés, selon la police

- Le preneur d'otages réclamait un drapeau de Daesh, de s'entretenir avec le Premier ministre à la TV et affirmait avoir posé deux bombes dans le café et deux autres dans le quartier. Son identité a été dévoilée: il s'agirait de Man Haron Monis, un réfugié iranien.

Samuel Auffray, Aurélie Delmas, Adrienne Sigel