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Coronavirus: Lemoyne annonce une dérogation pour les couples binationaux séparés par l'épidémie

Le secrétaire d'État chargé du Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, avec le Premier ministre Jean Castex, le 29 juillet 2020

Le secrétaire d'État chargé du Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, avec le Premier ministre Jean Castex, le 29 juillet 2020 - Ludovic Marin

Pour obtenir cette autorisation spéciale à venir en France, il faudra prouver une relation sentimentale durable, via un contrat de bail locatif, des factures ou un compte en banque communs.

"Ce virus n’aime pas l’amour. Nous, si." Cette formule un peu "new age" est de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État chargé du Tourisme, des Français de l'étranger et de la Francophonie. L'ancien sénateur Les Républicains s'est donné pour mission de réunir les couples séparés par les fermetures de frontières dues à l'épidémie de Covid-19.

D'après une information du Journal du Dimanche, Jean-Baptiste Lemoyne semble avoir obtenu gain de cause. Une dérogation spéciale va être mise en place pour ces couples binationaux non mariés, non pacsés, parfois juste fiancés, qui demeurent embourbés dans les méandres administratifs et doivent se contenter d'une relation à distance. D'après le JDD, ils seraient plus d'un millier à être dans ce cas.

"Leur séparation n'a que trop duré"

La procédure mise en place par le Quai d'Orsay est la résultante d'échanges avec le collectif #LoveIsNotTourism, qui regroupe une partie de ces conjoints séparés par l'épidémie. "Nous allons ouvrir une procédure dérogatoire", annonce donc Jean-Baptiste Lemoyne.

"Les conjoints devront se présenter au consulat avec des documents attestant d'activités communes, leurs pièces d'identité, une preuve de résidence en France pour le conjoint français, un titre de transport aller et retour… Ces dérogations, qui seront validées par la Commission interministérielle de crise, entraîneront la délivrance d'un laissez-passer lorsque c'est nécessaire. Ainsi, ces couples pourront enfin se retrouver. Car leur séparation n'a que trop duré", estime le secrétaire d'État.

Comme l'indique le JDD, il faudra prouver une relation sentimentale durable pour bénéficier de cette procédure. Et donc pouvoir présenter un contrat de bail locatif, des factures ou un compte en banque communs, ou encore les tampons apposés sur les passeports établissant des visites régulières. Les échanges virtuels ne sauraient suffir.

Jules Pecnard Journaliste BFMTV