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Combien de kilomètres de mur Trump a-t-il fait construire à la frontière avec le Mexique?

Des ouvriers construisent le "Mur de Trump "près de Puerto Palomas, à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, le 30 novembre 2020

Des ouvriers construisent le "Mur de Trump "près de Puerto Palomas, à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, le 30 novembre 2020 - HERIKA MARTINEZ © 2019 AFP

Une semaine avant son départ de la Maison Blanche, le président des Etats-Unis est en déplacement au Texas ce mardi afin de rendre compte des avancées des travaux.

Il s'agissait d'une des principales promesses de campagne du candidat Trump, avant son arrivée à la Maison Blanche. Ce mardi, pour ce qui sera l'un de ses derniers déplacements, celui qui est encore président des Etats-Unis pour quelques jours se rend au Texas, sa première sortie publique depuis l'intrusion au Capitole du 6 janvier.

Donald Trump y fera le point sur le fameux mur qu'ils souhaitait construire afin de limiter l'immigration illégale venue du Mexique. Selon l'exécutif, il s'agit de ""marquer l'achèvement de plus de 400 miles (640 kilomètres) de mur frontalier - promesse faite, promesse tenue - et mettre en valeur les efforts de son gouvernement pour réformer un système d'immigration dysfonctionnel."

Le départ du président américain pour Alamo, dans le sud du Texas, est prévu à 10h (15, horaire français), mais la Maison Blanche est restée particulièrement discrète sur le programme de la journée dans ce grand Etat frontalier avec le Mexique.

Promesse tenue?

Dans la réalité des faits, la promesse de Donald Trump n'est pas si tenue que cela. Sur ce total de 640 kilomètres, seuls une vingtaine de kilomètres correspondent à la véritable construction d'un mur là où il n'existait aucune barrière physique auparavant. Le reste correspond à des améliorations et/ou renforcements de barrières existantes.

Lors de ses différents discours en tant que candidat, Donald Trump l'avait également martelé: le Mexique devrait payer la facture pour cet agrandissement du mur. Là encore, promesse non-tenue puisqu'à l'inverse, c'est le contribuable américain qui a du s'acquitter des travaux.

Trump et l'impeachment

Le déplacement de Donald Trump se fait sous haute tension puisque dans le même temps à Washington, une procédure qui resterait dans l'Histoire se prépare, et pourrait hypothéquer l'éventuel avenir politique de Donald Trump. Il pourrait en effet devenir le premier président américain à être deux fois mis en accusation au Congrès ("impeached") dans une procédure de destitution. La Chambre examinera l'acte d'accusation mercredi et devrait voter le même jour.

Soutenu par un vaste nombre de démocrates, et avec le soutien possible de républicains, l'acte d'accusation devrait être facilement adopté. Ce vote marquera l'ouverture formelle de la deuxième procédure de destitution contre le président américain.

Mais le doute demeure sur le déroulement, et l'issue, du procès qui devra ensuite avoir lieu au Sénat, aujourd'hui à majorité républicaine. Les démocrates prendront le contrôle de la Chambre haute le 20 janvier mais auront besoin du ralliement de nombreux républicains pour atteindre la majorité des deux tiers nécessaire à sa condamnation.

Un procès risquerait en outre d'entraver l'action législative des démocrates au début de la présidence Biden, en monopolisant les séances au Sénat.

Hugo Septier avec AFP