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Climat: une étude alerte sur les risques mortels des vagues de chaleur

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- - CLAUDIO REYES / AFP

Les émissions de gaz a effet de serre, et en particulier du CO2, sont pointées du doigt par ces recherches.

C’est une étude alarmiste, réalisée par des chercheurs de l’université d’Hawaï à Manoa, qui est relayée par la revue Nature Climate Change. Si selon leurs recherches 30% de la population mondiale est actuellement exposée à des températures potentiellement meurtrières durant vingt jours et plus chaque année, ce chiffre pourrait bondir jusqu’à 75%, soit les trois quarts de la population mondiale, à l’horizon 2100.

Directement pointées du doigt par ces recherches, rapporte le site de National Geographic, les émissions de gaz à effet de serre, dont le CO2. "Les vagues de chaleur meurtrières sont un phénomène très fréquent. Le fait que notre société ne s'inquiète pas davantage des dangers que cela implique m'échappe" explique de son côté Camilo Mora, principal auteur de l’étude.

"A court de solutions"

Et pour étayer cette hypothèse, différents exemples sont mis en avant. En Inde et au Pakistan, des dizaines de personnes sont mortes ces dernières années en raison de températures atteignant parfois les 53,5 degrés. Comme le signale RTL, en Inde, le nombre de vagues de chaleur ayant fait 100 morts ou plus a été multiplié par 2,5 en seulement 50 ans. Parallèlement, sur la même période, la température moyenne n’a dans cette région augmentée que de 0,5 degrés.

La canicule russe de 2010, qui avait fait près de 10.000 morts, est également évoquée, tout comme la vague de chaleur de 2003, qui avait fait 70.000 victimes en Europe dont 20.000 en France.

"Notre négligence en matière environnementale a été telle que nous sommes désormais à court de solutions" reprend, alarmiste, Camilo Mora. Pour lui, les options sont désormais peu réjouissantes : "En ce qui concerne les vagues de chaleur, nos options vont maintenant du 'pire' au 'moins pire'" conclut-il.

Hugo Septier