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Cameroun: 22 villageois dont 14 enfants ont été tués en zone anglophone ce vendredi 

Un pick-up blindé de l'armée camerounaise dans une province anglophone du Sud-Ouest du pays en octobre 2018 (Photo d'illustration).

Un pick-up blindé de l'armée camerounaise dans une province anglophone du Sud-Ouest du pays en octobre 2018 (Photo d'illustration). - MARCO LONGARI / AFP

Au moins 22 personnes dont 14 enfants ont été tués, ce vendredi, dans un village du nord-ouest du Cameroun, rapportent les Nations unies.

Des hommes armés ont tué, ce vendredi, 22 villageois, dont 14 enfants et des femmes, dans un village d'une province peuplée par la minorité anglophone dans le nord-ouest du Cameroun, a annoncé l'ONU à l'AFP, l'opposition accusant l'armée d'avoir perpétré un "massacre".

"Il y a un total d'au moins 22 morts, parmi eux 14 enfants, dont 11 filles et neuf âgés de moins de 5 ans, une mère enceinte et deux femmes qui portaient leurs bébés", a déclaré par téléphone à l'AFP James Nunan, le chef du Bureau de la coordination des Affaires humanitaires (OCHA) de l'ONU pour les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, les deux provinces anglophones ravagées depuis trois ans par les combats entre l'armée et des rebelles séparatistes.

"Le régime dictatorial" pointé par l'opposition

Le drame s'est déroulé vendredi aux environs de 14 heures dans le village de Ntumbo, a précisé James Nunan, dont l'équipe a recueilli "de nombreux témoignages" permettant d'établir ce bilan.

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, l'un des deux principaux partis de l'opposition, a "condamné le massacre" de femmes et d'enfants, dans un communiqué. "Le régime dictatorial" et "le chef suprême des forces de sécurité et de défense sont les premiers responsables de ces crimes", poursuit le parti.

Sur sa page Facebook, l'avocat Agbor Mballa, un des leaders de la contestation anglophone et chef d'une ONG de défense des droits de l'homme, a condamné "l'horrible meurtre" de "femmes et d'enfants (...) par les forces de défense de l'Etat".

J.B avec AFP