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Khodorkovski n'a pas eu le choix de quitter la Russie

Le plus célèbre des opposants à Vladimir Poutine s'engage à ne plus faire de politique dimanche

Le plus célèbre des opposants à Vladimir Poutine s'engage à ne plus faire de politique dimanche - -

L'ex-magnat du pétrole raconte dimanche que les gardes pénitentiaires l'avaient accompagné "jusqu'à la fermeture de la porte de l'avion" qui l'a conduit à Berlin.

Mikhaïl Khodorkovski ne retournera pas en Russie. Après s'être engagé à ne plus faire de politique dimanche, le plus célèbre des opposants à Vladimir Poutine révèle qu'on ne lui avait pas laissé "le choix" de rester en Russie lors de sa libération avant d'ajouter qu'il allait se consacrer désormais à la défense des prisonniers politiques dans son pays.

Il raconte que les gardes pénitentiaires l'avaient accompagné "jusqu'à la fermeture de la porte de l'avion" qui l'a conduit à Berlin. Et de remercier la chancelière Angela Merkel pour avoir oeuvré à sa libération.

"Je suis très reconnaissant à Angela Merkel, dont je n'ai appris qu'ici le rôle qu'elle avait eu" dans les négociations qui ont mené à cette libération, souligne-t-il.

"Je ne vais pas m'engager en politique"

Plus tôt dimanche, il a annoncé qu'il ne pas peut pas retourner en Russie, indiquant une condamnation au civil toujours valide d'un montant de 550 millions de dollars. "Du point de vue juridique ma condamnation au civil pour la première affaire n'est pas levée. Il s'agit d'une injonction à payer 550 millions de dollars, et selon la loi russe, cela donne la possibilité de ne pas m'autoriser à quitter le pays", déclare Mikhaïl Khodorkovski à Berlin, selon l'agence Interfax.

Il ajoute que si cette condamnation, un redressement fiscal de 17 milliards de roubles datant de sa condamnation en 2005 pour évasion fiscale, était levée par la Cour Suprême il considèrerait cela comme un "signe qu'il peut revenir en Russie".

Une nouvelle vie d'homme libre

Cette condamnation vise collectivement Mikhaïl Khodorkovski et son principal associé Platon Lebedev, arrêté et jugé avec lui, et qui continue de purger sa peine jusqu'à sa libération prévue en mai.

L'ancien opposant à l'actuel président russe avait retrouvé samedi sa famille à Berlin où il a entamé samedi sa nouvelle vie d'homme libre après avoir passé dix ans en détention en Russie.

"Je ne vais pas m'engager en politique et je ne vais pas me battre pour la restitution des actifs de (son ancien groupe pétrolier) Ioukos", déclare Mikhaïl Khodorkovski dans un entretien publié dimanche par le magazine d'opposition The New Times.

D. N. avec AFP