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Vladimir Poutine réclame des "garanties" de sécurité pour Pyongyang en échange de la dénucléarisation

Le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine

Le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine - Alexey NIKOLSKY / SPUTNIK / AFP

A Vladivostok mercredi, Vladimir Poutine a réclamé des "garanties" pour la Corée du Nord, en échange de la dénucléarisation.

Le président russe Vladimir Poutine a réclamé mercredi des "garanties" de sécurité internationales pour la Corée du Nord en échange de la dénucléarisation à laquelle elle s'est engagée lors du sommet de juin entre Donald Trump et Kim Jong Un.

"La Corée du Nord s'est vu promettre des garanties de sécurité en échange de ses actions en vue de la dénucléarisation", a indiqué M. Poutine, lors d'un forum économique à Vladivostok.

"Mais il me semble contre-productif qu'on demande à la Corée du Nord de tout faire et qu'on ne donne rien en retour", a-t-il estimé en proposant de donner à Pyongyang des "garanties internationales", notamment celles des puissances nucléaires.

Dénucléarisation complète

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un s'est engagé à une "dénucléarisation complète" de la péninsule coréenne en échange des "garanties de sécurité", lors du sommet historique le 12 juin à Singapour avec le président américain Donald Trump.

Mais depuis, les discussions sur les modalités et le calendrier semblent être dans l'impasse.

"La Corée du Nord a pris des mesures en vue d'une dénucléarisation (...), mais il semble qu'elle attend des signaux quelconques en retour", a estimé Vladimir Poutine. "Si la Corée du Nord est satisfaite que des garanties américaines, nous serons ravis. Mais il me semble que des garanties internationales seraient appropriées", a-t-il souligné.

Ces déclarations interviennent à une semaine d'un nouveau sommet intercoréen prévu les 18-20 septembre à Pyongyang.

"Quelles que soient les difficultés qui nous attendent sur ce chemin, nous n'allons pas renoncer à la paix. Le Sud et le Nord ne doivent pas revenir au passé", a assuré de son côté le Premier ministre sud-coréen Lee Nak-yeon, lors du forum à Vladivostok.
B.L. avec AFP