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"Super Tuesday": Trump et Clinton dominent leurs rivaux pour la Maison Blanche

La route vers l'investiture pour la présidentielle leur est désormais grande ouverte: Donald Trump et Hillary Clinton ont largement dominé leurs rivaux lors des primaires américaines du "Super mardi".

Quatorze Etats ont tenu simultanément des scrutins mardi lors du "Super Tuesday", parmi lesquels le Texas et le Colorado, deux Etats qui comptent particulièrement. "Ce fut une soirée fantastique": depuis Palm Beach, en Floride, l'exubérant milliardaire de 69 ans, Donald Trump, s'est présenté comme le seul capable de rassembler le parti républicain et de l'emporter face à la candidate démocrate le 8 novembre. "J'ai des millions et des millions de personnes derrière moi, le match n'est même pas serré", a insisté le magnat de l'immobilier, dans un discours au ton plus consensuel qu'à l'habitude où il a tendu la main à certains de ses rivaux.

Géorgie, Massachusetts, Tennessee, Alabama, Virginie, Arkansas: après une impressionnante série de victoires, l'homme d'affaires, qui a brisé un à un les codes de la politique américaine, a donné rendez-vous aux électeurs de Floride où aura lieu la prochaine primaire, le 15 mars. La défaite du jeune sénateur Marco Rubio en Virginie, où il nourrissait de réels espoirs, sonne comme un revers pour celui qui espère encore rallier sur sa candidature tous les "anti-Trump". Mais sa victoire dans le Minnesota - sa toute première des primaires - lui apporte cependant une bouffée d'air. De son côté, Ted Cruz l'emporte aux caucus en Alaska.

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Clinton mène la course en tête

Comme attendu, Hillary Clinton l'a elle emporté haut la main dans les Etats du Sud où les minorités lui confèrent un grand avantage: Géorgie, Alabama, Tennesse, Virginie, Arkansas, Texas. Elle remporte aussi très largement le vote des femmes, qui représentent systématiquement plus de la moitié de l'électorat démocrate. Au total, Hillary Clinton a remporté 11 des 16 primaires à ce stade et mène largement dans la course aux délégués. Contrairement aux républicains, les délégués démocrates sont attribués à la proportionnelle stricte, ce qui ralentit le calendrier. Mais la dynamique est de son côté.

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Dans un discours prononcé depuis Miami, l'ancienne secrétaire d'Etat, 68 ans, qui a également remporté le Massachusetts et l'archipel des Samoa, s'est déjà projetée vers le scrutin de novembre, réservant ses piques aux républicains. "Leur niveau du discours n'a jamais été aussi bas", a-t-elle jugé, dénonçant, dans une allusion aux propositions de Trump sur les Mexicains ou les musulmans, la stratégie consistant à "diviser l'Amérique".

Sanders s'essouffle

Seul rival de l'ancienne Première dame dans le camp démocrate, le sénateur Bernie Sanders l'a emporté dans son fief du Vermont, frontalier du Québec, ainsi que dans l'Oklahoma, le Colorado et le Minnesota. Comme en Caroline du Sud samedi, Hillary Clinton a remporté la quasi-totalité du vote noir en Virginie: 82%, selon les sondages de sorties d'urnes. Deux tiers des électrices démocrates ont également voté pour elle.

Mais la base de Bernie Sanders parmi les jeunes démocrates ne s'érode pas: 71% des 17-29 ans ont voté pour lui dans cet Etat. Et sa campagne a encore les moyens financiers de poursuivre le combat pendant plusieurs mois. Visiblement épuisé, le sénateur de 74 ans, a tenté de faire bonne figure, rappelant que la course était encore longue: "35 Etats doivent encore voter", a-t-il lancé lors d'un discours où la flamme qui a marqué sa campagne jusqu'ici semblait éteinte.

Selon un sondage CNN publié mardi, les démocrates l'emporteraient dans tous les cas dans un duel face au milliardaire, avec une marge légèrement plus confortable pour Bernie Sanders (55% contre 43%) que pour Hillary Clinton (52% contre 44%).

A. G. avec AFP