BFMTV

Les États-Unis lèvent l'interdiction d'entrée sur le territoire visant les réfugiés de 11 pays

Des manifestants à l'aéroport de San Diego le 6 mars 2017

Des manifestants à l'aéroport de San Diego le 6 mars 2017 - Sandy Huffaker / AFP

L'interdiction d'entrée sur le territoire américain qui ciblait les réfugiés de 11 pays a été levée. Les pays concernés ne sont toutefois pas connus.

Les États-Unis ont levé lundi l'interdiction d'entrée sur le territoire américain qui ciblait des réfugiés de 11 pays, mais ont en contrepartie durci leurs conditions d'admission, a indiqué le département de la Sécurité intérieure (DHS) dans un communiqué.

La liste des pays pas dévoilée

Les responsables américains n'ont pas dévoilé la liste des pays concernés, mais il s'agirait de l'Égypte, l'Iran, l'Irak, la Libye, le Mali, la Corée du Nord, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan, la Syrie et le Yémen, selon les indications d'organismes s'occupant de réfugiés.

Les autorités américaines ont également annoncé un renforcement de la sécurité et des recommandations dans les procédures du Programme américain d'admission des réfugiés (USRAP), notamment le renforcement des vérifications des demandes d'asile et une actualisation régulière de la liste des pays à haut risque ainsi que des critères de sélection des réfugiés.

"Il est d'une importance cruciale que nous sachions qui entre aux États-Unis", a expliqué la patronne du DHS, Kirstjen Nielsen. "Ces mesures de sécurité supplémentaires rendront (la tâche) plus difficile pour les mauvais acteurs d'exploiter notre programme pour les réfugiés et elles s'assureront que nous prenons une approche plus basée sur le risque dans la protection de notre patrie", a-t-elle ajouté.

Un texte dénoncé comme discriminatoire

Les États-Unis avaient annoncé en octobre la suspension de l'interdiction d'entrée des réfugiés, sauf pour ces 11 pays, quatre mois après sa mise en place dans le cadre d'un décret migratoire très controversé.

Ce décret controversé, pris au nom de la lutte contre le terrorisme, est entrée en vigueur début décembre après un marathon judiciaire, le texte étant dénoncé comme discriminatoire envers les musulmans.

S.Z avec AFP