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L'impopularité de Trump au plus haut depuis son arrivée à la Maison Blanche

Donald Trump, le 26 juillet 2018.

Donald Trump, le 26 juillet 2018. - Saul Loeb - AFP

Selon les résultats d'un sondage dévoilé ce vendredi, l'impopularité du président américain atteint un niveau record depuis son arrivée au pouvoir, en janvier 2017.

Un an et demi après son arrivée à la Maison Blanche, l'impopularité de Donald Trump bat un record. Selon un sondage établi pour ABC et le Washington Post et diffusé ce vendredi, un total de 60% des Américains sont en désaccord avec l'action du républicain à la tête des Etats-Unis, dont 53% disant être "fortement en désaccord" avec cette action.

Un taux d'approbation très faible

C'est la première fois qu'un niveau de désapprobation est enregistré à l'égard de la politique du 45e président des Etats-Unis. Seuls 36% des 1003 Américains interrogés pour mener à bien ce sondage, conduit sur une période allant du 26 au 29 août, disent approuver la politique du président des Etats-Unis, dont 24% l'approuvent fortement. Un faible taux d'approbation qui s'approche lui aussi de ses plus mauvaises performances dans les sondages depuis son investiture.

Ce sondage démontre en outre qu'une majorité d'Américains soutiennent l'enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller sur les soupçons d'ingérence russe dans la campagne électorale de 2016.

Les chiffres de cette dernière étude contrastent avec une autre publiée mi-juillet par le Wall Street Journal et NBC après la tournée européenne du président américain, et selon laquelle Donald Trump enregistrait une popularité record, à 45%.

Un mauvais mois d'août

Les résultats de ce nouveau sondage arrivent dix jours après que l'ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, a été condamné pour fraude fiscale et bancaire, et que son ancien avocat personnel Michael Cohen a plaidé coupable d'infractions fiscales et de violation des règles de financement électoral, reconnaissant avoir versé de l'argent à d'ex-maîtresses de Donald Trump en échange de leur silence.

En outre, ces mauvais résultats interviennent à la veille des funérailles de John McCain, une figure de la politique américaine très respectée aux Etats-Unis. L'actuel président, non invité, y brillera par son absence, tandis que ses prédécesseurs Barack Obama et George W. Bush y prononceront des éloges funèbres, à la demande du défunt. 

Adrienne Sigel