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Trump atteint le nombre de délégués nécessaires pour remporter l’investiture républicaine

Donald Trump, lors d'un meeting à Anaheim, en Californie, le 25 mai 2016.

Donald Trump, lors d'un meeting à Anaheim, en Californie, le 25 mai 2016. - Spencer Platt - Getty Images North America - AFP

INFOGRAPHIE - Seul en lice côté républicain depuis début mai, le milliardaire a remporté 1.238 délégués, alors qu'il en fallait 1.237 pour remporter l'investiture du parti, selon Associated Press.

Cette fois, c'est fait: Donald Trump décroche l'investiture pour la Maison Blanche. L'homme d'affaires a franchi un cap historique jeudi en atteignant la majorité de délégués requise pour l'investiture automatique du parti républicain à la présidentielle de novembre, un exploit politique qui couronne près d'un an d'une campagne iconoclaste.

Donald Trump a revendiqué avoir "passé la barre" lors d'une conférence de presse à Bismarck, dans le Dakota du Nord (nord).

"C'est un honneur", a-t-il déclaré, en se disant étonné d'y être parvenu aussi vite. Il a ironisé sur sa rivale démocrate, Hillary Clinton, qui reste, elle, empêtrée dans les primaires face à Bernie Sanders. "J'adore voir Hillary et Bernie se taper dessus", a-t-il glissé. 

Associated Press et plusieurs médias américains avaient peu auparavant estimé qu'il avait obtenu au moins 1.237 délégués, grâce à l'appui de plusieurs délégués qui n'étaient jusqu'à présent pas dans sa colonne.

Selon l'agence de presse américaine, le magnat de l'immobilier a obtenu 1.238 délégués, alors qu'il en faut 1.237 pour remporter l'investiture républicaine.

Sans concurrent depuis trois semaines

Donald Trump est sans concurrent depuis trois semaines et son investiture est acquise. Mais les primaires se poursuivent, sans suspense. 303 délégués sont toujours en jeu, avec des primaires le 7 juin dans cinq Etats n'ayant pas encore voté.

Trump devrait facilement accumuler plus de délégués et, alors que sa candidature a plus que jamais divisé le parti, devrait ainsi éviter le scénario d'une convention d'investiture "contestée", à Cleveland, dans l'Ohio, du 18 au 21 juillet, selon AP.

Pas vraiment pris au sérieux au début de la campagne, Donald Trump, qui ne s'était jamais présenté à une présidentielle et a multiplié les déclarations choc, a réussi à évincer les 16 autres candidats qui étaient sur la ligne de départ dans son camp.

Chez les démocrates, Hillary Clinton devrait vraisemblablement décrocher l'investiture le 7 juin, bien que son rival Bernie Sanders poursuive activement sa campagne, rassemblant des dizaines de milliers de partisans dans ses meetings, notamment en Californie cette semaine. Les démocrates désigneront leur candidat fin juillet à Philadelphie, en Pennsylvanie.

V.R.