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Syrie: Washington et Paris renforcés par le soutien international

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius - -

Les Etats-Unis et la France, en première ligne, ont finalement reçu le soutien d’une bonne partie du G20 et de l’Union Européenne.

Les avis évoluent dans la communauté internationale. Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, poursuit dimanche en Europe son offensive diplomatique pour vanter les mérites de frappes contre la Syrie accusée d'avoir perpétré un massacre chimique le 21 août. Washington et Paris se renforcent grâce à un soutien international élargi.

Avant le vote dans les prochains jours du Congrès américain et la publication d'un rapport de l'ONU sur l'attaque aux armes chimiques, John Kerry doit rencontrer dans la matinée à Paris des ministres de pays arabes, dont certains exigent une action militaire contre Damas au moment où les combats continuent entre rebelles et fidèles du régime de Bachar al-Assad. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la rébellion a pris dans la nuit le contrôle de Maaloula, une des plus célèbres localités chrétiennes de Syrie, où des affrontements étaient en cours depuis mercredi.

Fillon attend le soutien de l'ONU

Dimanche à Paris, le chef de la diplomatie américaine, qui a téléphoné en deux semaines à des dizaines de ses homologues dans le monde, rencontrera les ministres égyptien et saoudien des Affaires étrangères et des représentants de la Ligue arabe. Il s'exprimera en milieu d'après-midi, avant de se rendre à Londres.

Les pays de l’Union européenne s'accordent sur la nécessité d'une réponse internationale "forte", mais sans aller jusqu'à soutenir le projet de frappes défendu par le secrétaire d'Etat américain John Kerry.

En France, les avis divergent aussi. L'ancien Premier ministre UMP François Fillon affirme qu'il votera contre une intervention militaire française contre la Syrie, s'il n'y a "pas le moindre soutien des Nations unies". De son côté, François Hollande s’exprimera sur la Syrie après le vote du congrès américain qui devrait arriver en fin de semaine presque en même temps que le rapport des experts de l’ONU.

L. B. avec AFP