BFMTV

Les Américains souffrant de troubles mentaux de nouveau autorisés à acheter des armes

Dans une armurerie du New Hampshire, en novembre 2016. (photo d'illustration)

Dans une armurerie du New Hampshire, en novembre 2016. (photo d'illustration) - Dominick Reuter - AFP

Les sénateurs américains ont révoqué, mercredi, une loi promulguée par Barack Obama il y a un an, qui imposait un contrôle très strict autour de la vente d'armes aux individus souffrants de troubles mentaux.

La mesure empêchait les personnes atteintes d'une pathologie mentale d'acquérir une arme à feu, et faisait partie d'une série de décrets promulgués par Barack Obama en janvier 2016 pour passer outre le Congrès sur la législation des armes. Mais mercredi, le Sénat américain, à majorité républicaine, a rétro-pédalé, et abrogé ce décret. 

Contrôle strict

La loi instaurait notamment un contrôle assez stricte autour de la délivrance d'armes aux personnes atteintes de troubles mentaux: les identités des individus touchant des allocations et souffrants de pathologies mentales devaient être impérativement transmises au fichier central d'interdiction de possession d'armes, par les services de l'administration de la sécurité sociale.

Un fichier que les armuriers devaient ensuite consulter, avant toute vente d'arme, pour vérifier les conditions psychiques de leur client. Le processus était en application depuis décembre dernier.

Une mesure "stigmatisante" 

Mais le Sénat a finalement révoqué cette loi, à 57 voix contre 43, les élus républicains estimant que la mesure stigmatisait les handicapés mentaux, et entravait leur droit constitutionnel à porter une arme, selon les mots employés par le sénateur républicain de l'Iowa Charles Grassley pendant la séance de vote. L'élu a également jugé que le texte promulgué par Barack Obama se basait sur des "caractéristiques vagues" pour définir la notion de trouble mental, et que celle-ci peut aussi concerner des individus souffrant d'insomnies. 

Selon l'agence Associated Press, environ 75.000 Américains souffrant de troubles mentaux pourront à nouveau se procurer des armes. 

Adrienne Sigel