BFMTV
États-Unis

États-Unis: l'Idaho adopte une loi restreignant l'avortement

Des défenseurs du droit à l'avortement devant le Parlement du Texas, à Austin le 2 octobre 2021 (PHOTO D'ILLUSTRATION)

Des défenseurs du droit à l'avortement devant le Parlement du Texas, à Austin le 2 octobre 2021 (PHOTO D'ILLUSTRATION) - Sergio FLORES © 2019 AFP

La loi signée ce mercredi par le gouverneur, permet aux familles de femmes ayant subi une IVG de porter plainte contre les cliniques ou médecins qui ont effectué l'intervention.

Un nouvel État américain, l'Idaho, a adopté ce mercredi une loi autorisant les poursuites civiles contre les professionnels de santé pratiquant des interruptions volontaires de grossesse (IVG), dernier épisode d'une vaste offensive conservatrice pour rogner le droit à l'avortement dans le pays.

Cette loi, signée mercredi par le gouverneur, permet aux familles de femmes ayant subi une IVG (ainsi qu'aux pères du foetus même s'il est le résultat d'un viol) de porter plainte contre les cliniques ou médecins qui ont effectué l'intervention. Elle est calquée sur une loi similaire qui a suscité une vive controverse au Texas.

Une telle démarche "affaiblit nos libertés collectives"

Le gouverneur de l'Idaho, Brad Little, s'est revendiqué comme un ardent défenseur des droits des "bébés à naître" mais s'est inquiété que cette loi, qui revient "à déléguer le pouvoir à des citoyens privés d'imposer de lourdes amendes (...) dans le but d'échapper à l'examen des tribunaux" ne soit déclarée contraire à la Constitution des États-Unis.

Une telle démarche sape les institutions et "affaiblit nos libertés collectives", met-il en garde dans une lettre adressée aux parlementaires locaux.

Reprenant à son compte les arguments des détracteurs de la loi texane, le gouverneur Little relève que ce type de lois pourrait finir par se retourner contre d'autres droits chers aux conservateurs, comme celui de posséder et porter une arme à feu.

La nouvelle loi a été dénoncée par les défenseurs des droits humains aussi bien que par la Maison Blanche.

Par A.G avec AFP