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Incertitudes sur l'état de santé de Donald Trump, malgré les nouvelles rassurantes de ses médecins

Une source présentée comme proche du président des États-Unis a livré ce samedi aux journalistes accrédités de la Maison Blanche une version contradictoire à celle présentée, peu auparavant, par ses médecins.

C'est une armée de médecins qui s'est avancée devant les caméras du monde entier pour donner des nouvelles rassurantes du président des États-Unis, affirmant qu'il allait "très bien". Et puis il y a eu cette déclaration en "off", faite devant plusieurs journalistes accrédités de la Maison Blanche, qui est venue semer le doute: l'état de santé Donald Trump, testé positif au coronavirus vendredi, a été décrit ce samedi comme "inquiétant" pendant les dernières 24 heures par une source présentée comme ayant connaissance de sa situation, qui estime que les deux prochains jours s'annoncent critiques.

"Les signes vitaux du président ces dernières 24 heures ont été très inquiétants, et les 48 prochaines heures seront critiques en termes de soins. Nous n'avons toujours pas emprunté une voie claire vers le rétablissement", a déclaré plus précisément cette source, sous condition d'anonymat. Plus tard, le New York Times a affirmé que cette source n'était autre que Mark Meadows, le chef de cabinet de Donald Trump.

Ces propos, à accueillir avec la plus grande prudence, ont tout de même été jugés suffisamment sérieux pour être relayés sur Twitter par plusieurs correspondants à Washington des plus grands médias américains, de CNN à CBS, de la radio publique NPR au New York Magazine, entre autres.

Des doutes dans la version des médecins

Juste avant cette déclaration pour le moins troublante, le médecin de la Maison Blanche, Sean Conley, a annoncé que le président américain ne reçevait actuellement pas de supplémentation en oxygène et n'avait plus eu de fièvre depuis 24 heures.

"Ce matin, le président va très bien", a déclaré Sean Conley, accompagné de neuf médecins et infirmières en blouses blanches à l'extérieur de l'hôpital militaire de Walter Reed, près de Washington, où Donald Trump se trouve depuis vendredi soir. Donald Trump, 74 ans, a souffert de toux, de congestion légère et de fatigue, selon lui, mais les symptômes "se réduisent et s'améliorent", a-t-il dit.

Ce qui suscite par ailleurs d'autres interrogations, c'est aussi le fait que malgré plusieurs questions de journalistes, le docteur Conley n'a pas confirmé que Donald Trump n'avait reçu à aucun moment une supplémentation en oxygène, insistant qu'il n'était actuellement pas sous oxygène. Son niveau de saturation en oxygène, samedi, était selon lui de 96%, ce qui est un niveau non dangereux. Plus tard, plusieurs médias, dont la chaîne ABC, ont affirmé que Donald Trump avait eu besoin d'être oxygéné vendredi, avant d'être hospitalisé.

Autre source d'étonnement, le médecin a évoqué un laps de temps de "72 heures" depuis le diagnostic du président, une durée incohérente avec l'annonce publique du test positif de Donald Trump, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Jé. M. avec AFP