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Ces Américains qui tricotent des "Pussyhat" pour dénoncer le sexisme de Donald Trump

Donald Trump dans la Trump Tower à New York le 16 janvier 2017

Donald Trump dans la Trump Tower à New York le 16 janvier 2017 - Dominick Reuter-AFP

Des bonnets roses avec des oreilles de chats contre Donald Trump. Le projet "Pussyhat", pour dénoncer le sexisme du nouveau président des États-Unis, a l'ambition de marquer la Marche des femmes qui se tiendra vendredi, au lendemain de l'investiture.

Des "Pussyhat" contre Donald Trump. Ils ont tricoté des bonnets roses avec des oreilles de chats pour dénoncer le sexisme de Donald Trump. Et comptent bien porter ces "chapeaux de chatte" pour manifester leur mécontentement envers le futur président des États-Unis. Selon le Los Angeles Times, ces bonnets sont mêmes devenus le "symbole" de l'opposition au milliardaire.

Une Marche des femmes vendredi

Au lendemain de l'investiture de Donald Trump, soit vendredi, une Marche des femmes se tiendra à Washington pour dénoncer le sexisme du nouveau locataire de la Maison Blanche et défendre les droits des femmes. Elle devrait réunir près de 200.000 personnes, dont les stars Katy Perry, Julianne Moore, Cher ou encore Scarlett Johanson. Des centaines d'autres marches doivent également avoir lieu dans d'autres villes des États-Unis et le reste du monde, comme au Canada, au Brésil ou en Argentine.

Car "Pussy", un terme vulgaire pour désigner le sexe féminin, a été employé par Donald Trump lui-même. Durant la campagne de la primaire républicaine, une ancienne vidéo datant de 2005 était ressortie. Elle montrait le milliardaire tenant des propos obscènes et dégradant vis-à-vis des femmes.

"Vous pouvez les attraper par la chatte"

"Quand vous êtes une star, (les femmes) vous laissent faire, vous pouvez faire tout ce que vous voulez, les attraper par la chatte, faire ce que vous voulez."

Des propos qui avaient choqué au sein même de son propre camp, certains républicains retirant leur soutien à Donald Trump, dont Paul Ryan, président républicain de la Chambre des représentants. Le milliardaire avait dû présenter ses excuses dans une vidéo publiée sur Facebook, faisant son mea culpa et reconnaissant qu'il avait eu "tort".

Le projet, lancé il y a deux mois, a été initié par deux amies originaires de Los Angeles, "tricoteuses du dimanche", rapporte le Huffington post. Avec la complicité d'un commerçant de leur quartier, un modèle facile à réaliser a été mis au point. L'initiative, diffusée sur les réseaux sociaux, a été largement relayée: de nombreux Américains se sont photographiés avec leur bonnet rose.

Le projet s'adresse à "tous ceux qui veulent faire partie de la Marche, ne peuvent pas être physiquement là mais veulent apporter leur soutien aux marcheurs", a indiqué l'une des deux tricoteuses au Guardian. Les manifestants peuvent ainsi contacter l'un des tricoteurs bénévoles enregistrés sur leur site et localisés un peu partout dans le pays.

Si les deux tricoteuses ne savent pas combien de manifestants seront coiffés de leur création, elles assurent que plus de 60.000 personnes ont déjà cliqué sur la section "modèles" de leur site internet. Et espèrent "une mer de rose".

Céline Hussonnois-Alaya