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Venezuela: des députés retenus plusieurs heures en otages par des pro-Maduro

Des partisans de Nicolas Maduro devant les grilles du Parlement, à Caracas, le 5 juillet 2017.

Des partisans de Nicolas Maduro devant les grilles du Parlement, à Caracas, le 5 juillet 2017. - Juan Barreto - AFP

Plusieurs centaines de partisans du président Nicolas Maduro ont retenu des députés en otages pendant plusieurs heures, mercredi, après avoir fait irruption dans le bâtiment du Parlement, à Caracas.

Des partisans du président vénézuélien Nicolas Maduro ont séquestré pendant neuf heures des députés et des journalistes mercredi, après avoir violemment pénétré dans l'enceinte du Parlement, unique institution du pays contrôlée par l'opposition. Sept députés ont été blessés dans l'assaut. 

A la tombée de la nuit mercredi, policiers et soldats munis de boucliers,ont formé un cordon à la sortie du Parlement, dans le centre de Caracas, afin de séparer les personnes libérées des manifestants, dont certains s'étaient repliés dans les rues voisines. 

Irruption violente d'une centaine de manifestants

Ce 'piquet' avait commencé après qu'une centaine de manifestants favorables au président Nicolas Maduro ont fait violemment irruption dans le bâtiment, blessant sept députés et une dizaine d'employés de l'assemblée au passage, selon l'opposition. L'évacuation n'a pu avoir lieu qu'après plusieurs tentatives, les manifestants continuant à faire exploser des grenades assourdissantes.

Quelques minutes avant cette évacuation par les forces de l'ordre, le président du Parlement Julio Borges, avait parlé de 350 personnes "séquestrées" au total, dont une centaine de journalistes. Le responsable politique a attribué cette opération à des "colectivos", des groupes de civils pro-gouvernement et, selon l'opposition, armés par l'exécutif.

Maduro nie être impliqué

Le président Nicolas Maduro, héritier du président Chavez, au pouvoir de 1999 à 2003, a nié toute implication : "Je condamne absolument ces faits. Je ne vais être complice d'aucune violence", a-t-il déclaré, affirmant avoir ordonné une enquête.

Dans un communiqué, le département d'Etat américain a dénoncé un "assaut inacceptable", estimant que cette "violence, perpétrée pendant la célébration de l'indépendance du Venezuela, est un assaut contre les principes démocratiques chéris par les hommes et les femmes qui se sont battus pour l'indépendance du Venezuela il y a aujourd'hui 206 ans".

A.S. avec AFP