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Le Mexique accorde l'asile politique à Evo Morales

Evo Morales

Evo Morales - AFP

Le Mexique a décidé ce lundi d'accorder l'asile politique au président bolivien Evo Morales, a annoncé le ministre mexicain des Affaires étrangères Marcelo Ebrard.

L'ex-président bolivien Evo Morales, qui a annoncé dimanche sa démission après trois semaines de fortes protestations contre sa réélection à un quatrième mandat, a annoncé dans la nuit de lundi à mardi sur Twitter son départ pour le Mexique, pays qui lui a accordé l'asile politique. Il a pris place à bord d'un avion militaire mexicain.

"Frères et soeurs, je pars pour le Mexique", a écrit Evo Morales. "Ça me fait mal d'abandonner le pays pour des raisons politiques, mais je serai toujours attentif. Je reviendrai bientôt avec plus de force et d'énergie".

Le ministre des Affaires étrangères mexicain, Marcelo Ebrard, a publié sur Twitter une photo où l'on voit Evo Morales dans un avion et recouvert d'un drapeau mexicain qu'il tend à deux mains. Plus tôt lundi, il avait annoncé au cours d'une conférence de presse à Mexico l'attribution de l'asile politique à l'ex-président bolivien. "Sa vie et son intégrité physique sont menacées", avait-il précisé.

Au pouvoir depuis 2006

Au pouvoir depuis 2006, Evo Morales a annoncé "renoncer à (son) poste de président", à la télévision. Quelques heures auparavant, le commandant en chef de l'armée bolivienne, le général Williams Kaliman, exigeait le départ du leader indigène de 60 ans "pour le bien de la Bolivie".

"Après avoir analysé la situation conflictuelle interne, nous demandons au président de renoncer à son mandat présidentiel afin de permettre la pacification et le maintien de la stabilité, pour le bien de notre Bolivie", déclarait le général à la presse.

De quoi faire dire au vice-président Alvaro Garcia Linera, qui a aussi démissionné, que "le coup d'État a eu lieu". Et ce au terme d'une journée marquée par de nouveaux affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ainsi que des démissions en série de ministres et députés.

C.Bo. avec AFP