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Une vingtaine d'appareils français engagés lundi en Libye

Un Rafale se prépare à atterrir sur la base militaire de Solenzara en Corse. Une vingtaine d'appareils de l'armée de l'air française sont intervenus lundi au-dessus de la Libye dans le cadre des opérations de la coalition internationale contre les forces

Un Rafale se prépare à atterrir sur la base militaire de Solenzara en Corse. Une vingtaine d'appareils de l'armée de l'air française sont intervenus lundi au-dessus de la Libye dans le cadre des opérations de la coalition internationale contre les forces - -

Une vingtaine d'appareils de l'armée de l'air française sont intervenus lundi au-dessus de la Libye dans le cadre des opérations de la coalition internationale contre les forces de Mouammar Kadhafi.

Ils n'ont cependant pas effectué de frappes à ce stade dans la journée selon les dernières informations dont dispose Paris, a précisé le colonel Thierry Burkhard lors du point de presse quotidien au ministère de la Défense.

Depuis le début des opérations, samedi, les avions français ont effectué 55 sorties pour 400 heures de vol, a-t-il précisé.

Lundi, un avion de surveillance Awacs et six avions ravitailleurs ont contribué au déploiement dans le ciel libyen de six patrouilles constituées de Mirage et de Rafale.

Le porte-avions Charles-de-Gaulle, qui a appareillé dimanche de Toulon, sera opérationnel mardi au large des côtes libyennes avec son groupe aéronaval.

"Le porte-avions a récupéré l'ensemble de son groupe aérien hier en fin d'après-midi. Il sera en mesure de conduire ses premières missions aériennes au-dessus de la Libye dès demain", a dit Thierry Burkhard.

"La montée en puissance se poursuit" par ailleurs sur la base aérienne de Solenzara, en Corse.

"Ce matin, des missions ont été réalisées à partir de cette base en direction de la Libye. Ce soir, de nouveaux appareils y seront stationnés après avoir effectué leurs missions au-dessus de la Libye", a dit le porte-parole de l'état-major.

Officiellement, aucune frappe française n'a été menée en dehors de celles qui ont détruit quatre véhicules militaires libyens samedi. Mais selon une source militaire, les avions français ont procédé à d'autres tirs depuis.

DISPERSION DES PRO-KADHAFI

"Sur les missions qui ont été effectuées jusqu'à hier au moins, il n'y a pas eu de menace directe contre nos appareils, c'est-à-dire qu'il n'y a pas eu de tirs dangereux contre nos avions", a dit le colonel Burkhard.

Selon lui, les interventions françaises, qui se sont limitées à une zone de 150 kilomètres sur 100 autour de la ville de Benghazi, fief des insurgés, ont fait diminuer les attaques contre la population civile.

"La mise en oeuvre de cette zone d'exclusion aérienne, le survol et l'attaque de certains objectifs par les avions français ont considérablement fait diminuer l'intensité des combats", a-t-il souligné.

"Mais il ont aussi créé une dispersion des pro-Kadhafi et probablement une imbrication avec les populations civiles, ce qui rend beaucoup plus difficile" le travail des pilotes français, a-t-il ajouté.

Des membres du Conseil national de transition (CNT) libyen ont été reçus lundi au ministère des Affaires étrangères. "Il n'y a pas de point de contact direct" avec le CNT sur le terrain, a précisé Thierry Burkhard.

Conduite par chaque pays en coordination avec ses alliés, l'opération internationale en Libye n'est toujours pas doté d'un commandement intégré.

L'Otan pourrait apporter une fonction de soutien à l'opération en Libye, a déclaré le porte-parole adjoint du ministère de la Défense, Philippe Ponties.

REUTERS