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Un centre de commandement libyen visé par les Français

Un Rafale quitte le porte-avions Charles-de-Gaulle pour une mission au-dessus de la Libye. Les forces françaises ont bombardé dans la nuit de dimanche à lundi un important centre de commandement de l'armée libyenne au sud de Tripoli. /Photo prise le 28 ma

Un Rafale quitte le porte-avions Charles-de-Gaulle pour une mission au-dessus de la Libye. Les forces françaises ont bombardé dans la nuit de dimanche à lundi un important centre de commandement de l'armée libyenne au sud de Tripoli. /Photo prise le 28 ma - -

PARIS (Reuters) - L'aviation française engagée en Libye a bombardé dans la nuit de dimanche à lundi un centre de commandement dans les faubourgs de...

PARIS (Reuters) - L'aviation française engagée en Libye a bombardé dans la nuit de dimanche à lundi un centre de commandement dans les faubourgs de Tripoli, a annoncé lundi un porte-parole de l'état-major français.

Il n'y a pas eu de frappe dans la journée de lundi, a précisé le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major de l'armée française, lors d'un point de presse au ministère de la Défense.

Le centre de commandement visé se situe "à plus de 10 km au sud des faubourgs de Tripoli", a-t-il dit. L'opération a été menée par deux patrouilles de Rafale - air et marine. "L'évaluation de la frappe est en cours (...) C'est un centre de commandement qui est important", a précisé le porte-parole.

Selon l'état-major français, les moyens de défense anti-aériens des forces fidèles à Mouammar Kadhafi sont "considérablement diminués".

Samedi, des avions français avaient détruit au moins cinq avions et deux hélicoptères libyens sur l'aéroport de Misrata.

Les forces françaises de la coalition qui intervient en Libye sous mandat de l'Onu concentrent désormais leurs opérations dans l'ouest libyen, essentiellement sur les villes de Misrata, la troisième plus grande cité du pays, et Zentane.

Les forces fidèles à Mouammar Kadhafi ont pris le contrôle d'une partie de Misrata, a dit lundi un porte-parole des insurgés. Ces derniers ont progressé dimanche et lundi en direction de l'Ouest vers Syrte, la ville natale de Mouammar Kadhafi, avec l'appui aérien de la coalition internationale.

Syrte "n'est pas une zone d'efforts pour les forces françaises" mais fait partie des objectifs de la coalition, a déclaré le colonel Burkhard.

L'amiral Philippe Coindreau, qui commande l'ensemble du groupe aéronaval constitué autour du Charles-de-Gaulle, a déclaré à Reuters, à bord du porte-avions, que les forces loyalistes libyennes étaient sur la voie du repli.

"Les forces de Kadhafi se replient plutôt, on a encore des informations divergentes sur la prise de Syrte et Misrata mais la tendance générale est au repli des forces de Kadhafi au profit des forces de l'opposition", a-t-il dit.

"Les insurgés profitent de la présence des forces de la coalition pour avancer et faire reculer les forces de Kadhafi", a-t-il ajouté.

L'Otan devrait assumer dans les 48 à 72 heures le pilotage technique de l'opération, engagée aux termes de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies. Le "groupe de contact" des 35 pays contributeurs, qui se réunit mardi à Londres, en assurera le contrôle politique.

"Cette coalition a besoin d'un bras séculier", a souligné le général Philippe Ponties, porte-parole adjoint du ministère de la Défense.

Sophie Louet, avec Elizabeth Pineau à bord du Charles-de-Gaulle, édité par Patrick Vignal et Gilles Trequesser