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Ni armes aux rebelles, ni soldats au sol en Libye, dit Longuet

La France n'a pas déployé de troupes au sol en Libye dans le cadre des opérations militaires internationales, pas plus qu'elle ne fournit d'armes aux insurgés qui combattent les troupes de Mouammar Kadhafi, une option "pas à l'ordre du jour", a déclaré je

La France n'a pas déployé de troupes au sol en Libye dans le cadre des opérations militaires internationales, pas plus qu'elle ne fournit d'armes aux insurgés qui combattent les troupes de Mouammar Kadhafi, une option "pas à l'ordre du jour", a déclaré je - -

PARIS (Reuters) - La France n'a pas déployé en Libye de troupes au sol dans le cadre des opérations de la coalition internationale contre les forces du colonel Mouammar Kadhafi, a déclaré jeudi le ministre de la Défense.

PARIS (Reuters) - La France n'a pas déployé en Libye de troupes au sol dans le cadre des opérations de la coalition internationale contre les forces du colonel Mouammar Kadhafi, a déclaré jeudi le ministre de la Défense.

Lors d'un point de presse à son ministère, Gérard Longuet a ajouté que la livraison d'armes au rebelles libyens, aux prises avec les forces de Kadhafi, n'était "pas à l'ordre du jour".

"Il y a une limite technique dans la résolution 1973, c'est qu'il n'y a pas d'occupation au sol", a-t-il dit, précisant qu'un envoyé spécial à Benghazi, fief des insurgés, constituait pour l'heure la seule présence française sur le sol libyen.

Gérard Longuet s'est rendu cette semaine à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle au large des côtes libyennes, d'où partent une partie des avions engagés dans l'opération armée contre les forces de Mouammar Kadhafi, en vertu de la résolution 1973 des Nations unies adoptée le 17 mars.

Interrogé sur l'hypothèse d'une assistance militaire ou de livraisons d'armes à l'opposition libyenne, le ministre a répondu: "Une telle assistance n'est pas à l'ordre du jour parce qu'elle n'est pas compatible avec la résolution 1973."

Lors d'une réunion du "groupe de contact", mardi à Londres, la France et les Etats-Unis n'ont pas exclu d'armer les rebelles, mais aucune décision n'a été prise à ce sujet.

Interrogé par ailleurs sur la défection du ministre libyen des Affaires étrangères, Moussa Koussa, Gérard Longuet a dit: "Tous les pays de la coalition sont sollicités par de nombreux interlocuteurs qui ne sont pas dans le camp des insurgés."

"L'IRRÉVERSIBLE A ÉTÉ EMPÊCHÉ"

"Nous sommes très informés des états d'âme des premier et deuxième cercles autour de Kadhafi mais nous gardons confidentielles ces informations", a-t-il ajouté.

"Le sentiment que nous retenons, c'est que le peuple libyen souhaite que l'affaire soit réglée par des Libyens."

Deux semaines après le vote de la résolution 1973 visant à protéger les populations civiles en Libye, Gérard Longuet a dit sa satisfaction quant aux actions menées depuis lors.

"La mise en oeuvre de la résolution 1973 fonctionne bien. L'irréversible a été empêché", a-t-il déclaré.

Interrogé sur la durée et le coût de l'opération "Harmattan", Gérard Longuet a répondu qu'elle durerait "le temps nécessaire", soulignant que "celui qui fixe une échéance ou qui fixe un prix perd toujours la négociation".

La semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, avait estimé que la durée des opérations pourrait se compter en jours ou en semaines. Une porte-parole de l'Alliance atlantique a estimé pour sa part à environ trois mois la longueur possible de l'intervention militaire.

Pour ce qui est de son prix, "ça coûtera beaucoup moins cher que de voir sous nos fenêtres un peuple se faire massacrer parce qu'un tyran l'avait décidé, a dit Gérard Longuet. La cohésion d'un pays n'a pas de prix."

Le ministre français a par ailleurs confirmé la participation des Emirats arabes unis (EAU) à la coalition internationale. Des avions des EAU, qui seraient une douzaine selon une source militaire française, sont basés en Sardaigne.

Elizabeth Pineau, édité par Patrick Vignal