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Mouammar Kadhafi compte rester le "Guide" en Libye

Le colonel Mouammar Kadhafi exclut tout changement politique en Libye s'il parvient à reconquérir les régions toujours contrôlées par les insurgés et il entend rester le "guide de la révolution" dans son pays, a-t-il dit dans un entretien au quotidien Le

Le colonel Mouammar Kadhafi exclut tout changement politique en Libye s'il parvient à reconquérir les régions toujours contrôlées par les insurgés et il entend rester le "guide de la révolution" dans son pays, a-t-il dit dans un entretien au quotidien Le - -

PARIS (Reuters) - Le colonel Mouammar Kadhafi exclut tout changement politique en Libye s'il parvient à reconquérir les régions toujours contrôlées...

PARIS (Reuters) - Le colonel Mouammar Kadhafi exclut tout changement politique en Libye s'il parvient à reconquérir les régions toujours contrôlées par les insurgés et il entend rester le "guide de la révolution" dans son pays, a-t-il dit dans un entretien au quotidien Le Figaro.

Les forces loyalistes libyennes progressaient mercredi vers Benghazi, la principale ville encore aux mains des rebelles. Ceux-ci ont perdu ces derniers jours le contrôle de plusieurs autres villes et terminaux pétroliers.

"Il n'y a pas de raison que l'événement accidentel auquel nous faisons face pousse à un changement puisque, selon le fonctionnement de la Libye, le pouvoir est aux mains du peuple", a déclaré Mouammar Kadhafi au Figaro.

"Le peuple est libre de faire ce qu'il veut. J'attends juste de la population qu'elle revoie sa relation avec l'étranger."

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a réclamé mercredi un cessez-le-feu immédiat en Libye.

"Mon souci est de libérer la population des bandes armées qui occupent Benghazi. Ces rebelles risquent de se servir de ses habitants comme bouclier humain", a dit Mouammar Kadhafi.

"Il est fort possible que ces rebelles tuent les civils et qu'ils mettent la faute sur le dos de l'armée libyenne."

"COMPLOT"

Dans une interview à la chaîne de télévision libanaise LBC, il a dit ne pas s'attendre à une bataille pour le contrôle de Benghazi.

"Non, non, je ne le pense pas", a-t-il répondu à une question sur ce sujet.

"Tous les endroits où (les rebelles) sont retranchés sont en train d'être stérilisés avec l'aide du peuple (...) qui dit où ils se trouvent", a ajouté le dirigeant libyen.

Evoquant "un complot contre le peuple libyen", il a déclaré au Figaro: "Et, quel que soit ce complot - qu'il soit impérialiste, qu'il vienne d'Al Qaida ou bien de l'intérieur -, le peuple libyen doit l'écraser."

Le président français, Nicolas Sarkozy, qui défend un projet de résolution prévoyant entre autres une zone d'exclusion aérienne en Libye, a appelé mercredi les Etats membres du Conseil de sécurité de l'Onu à prendre leurs responsabilités sur le dossier libyen.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a formulé l'espoir qu'un vote sur la Libye interviendrait au Conseil de sécurité de l'Onu "pas plus tard que jeudi".

Le colonel Kadhafi ne s'exprime pas directement sur ces sujets dans l'entretien avec Le Figaro.

Il exclut en revanche d'imiter l'ex-président tunisien Zine Ben Ali et l'Egyptien Hosni Moubarak, qui ont quitté le pouvoir respectivement en janvier et en février face à la révolte d'une partie de la population.

"Me retirer de quoi?", dit-il. "Je ne suis que le guide de la révolution libyenne de 1969."

"Je n'ai aucun rapport avec la politique et le pouvoir. Je n'ai donc pas de pouvoir à laisser. Je n'ai pas de poste à abandonner."

Marc Angrand, avec Yara Bayoumy à Beyrouth, édité par Bertrand Boucey