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Mali : qui sont les soldats français déployés pour "Serval" ?

Une colonne d'une quarantaine de blindés français de la force Licorne, basée à Abidjan est arrivée à Bamako.

Une colonne d'une quarantaine de blindés français de la force Licorne, basée à Abidjan est arrivée à Bamako. - -

L’intervention militaire française mobilise 800 soldats en soutien à l’armée malienne. Entre le dispositif aérien et les moyens terrestres, le point sur les troupes.

L’opération militaire française dite "Serval" mobilise déjà 800 soldats venus de France. Ils passeront progressivement à 2.500 hommes, appuyés par une dizaine d’avions de combat, de ravitaillement ou de surveillance aérienne, et plusieurs dizaines de blindés. BFMTV.com fait le point sur les troupes déployées au Mali.

"Marsouins", "Licorne" et légionnaires

Dès le 10 janvier, quelques dizaines de soldats français avaient été dépêchés pour sécuriser l'aéroport de Sévaré, dans le Centre, qui sert de point d'appui aux forces françaises.

Environ 500 militaires ont été déployés simultanément à Bamako : des "marsouins" du 21e régiment d'infanterie de marine de Fréjus (21e RIMa) et des légionnaires du 1er Régiment étranger de cavalerie d'Orange (1er REC), basés habituellement à N'Djamena.

Une compagnie (environ 150 hommes) du 2e Régiment d'infanterie de marine (2e RIMa) stationnés à Auvours (Sarthe) est aussi mobilisée.

Une colonne d'une quarantaine de blindés français de la force Licorne, basée à Abidjan (Côte d'Ivoire), est arrivée dans la nuit de lundi à mardi à Bamako. Ces engins, notamment des blindés légers Sagaie, vont dans un premier temps y être cantonnés avant d'être engagés dans les combats contre les islamistes armés qui occupent depuis neuf mois le Nord du Mali.

Les Forces spéciales

Les Forces spéciales ont également été engagées. La défense ne communique pas sur leur nombre, mais le pilote français tué le 11 janvier appartenait au 4e Régiment d'hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS) basé à Pau, qui relève du Commandement des opérations spéciales (COS). Ces unités d'élite, dont un détachement est prépositionné au Burkina Faso, sont en première ligne pour ce type d'opération.

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La dispositif aérien

Le nombre d'avions de combat basé à N'Djamena dans le cadre du détachement Epervier a été porté à huit : deux Mirage F1CR et six Mirage 2000D, fabriqués par le français Dassault. Trois avions ravitailleurs C135 sont également mobilisés, en plus des appareils de transport.

Des Rafales, également fabriqués par Dassault, mis en état d'alerte peuvent intervenir directement depuis la France, comme cela a été le cas dimanche près de Gao, où quatre de ces chasseurs ont détruit des camps d'entraînement et des dépôts logistiques des groupes islamiste armés. Six d'entre eux stationnés à Abou Dhabi sont notamment mobilisables.

Des hélicoptères de combat, notamment des Gazelle équipés de missiles Hot et de canon de 20 mm, ont également été engagés dans la région de Konna.

L.B avec AFP