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Kenya: les Shebabs annoncent que 137 otages ont péri

L'entrée du centre commercial Westgate, à Nairobi, dimanche.

L'entrée du centre commercial Westgate, à Nairobi, dimanche. - -

Pour les islamistes, 137 personnes, "détenues par les moudjahidines", ont péri dans l'attaque contre le centre commercial Westgate.

Sur leur compte Twitter, les Shebabs somaliens ont affirmé mardi matin que 137 otages avaient péri dans l'attaque contre le centre commercial Westgate, ce week-end à Nairobi, au Kenya.

Mardi soir, le président Kényan Uhuru Kenyatta avait annoncé la fin du siège du Westgate, affirmant avoir "vaincu" le commando islamiste qui l’occupait depuis quatre jours. Le bilan provisoire qu'il annonçait alors était de 61 civils tués, ainsi que six membres des forces de sécurité.

"Diffusion de gaz chimiques"

Mais pour les Shebabs mardi matin, ce chiffre est plus de deux fois supérieur. Ains, écrivent-ils, le président "Uhuru Kenyatta et son gouvernement doivent être tenus pour responsables" de la perte "des vies des 137 otages qui étaient détenus par les moujahidines".

Ils accusent en outre les forces kényanes d'avoir "diffusé des gaz chimiques pour mettre fin au siège du Westgate" et d'avoir "provoqué l'effondrement du bâtiment, enterrant les preuves et tous les otages qui sont sous les décombres", pour "couvrir leurs crimes".

Une soixantaine de disparus

Mardi soir, le président kényan indiquait que "trois étages du centre commercial Westgate s'étaient (partiellement) effondrés, et des corps toujours bloqués". Une source sécuritaire et un pompier ont expliqué que la structure avait sans doute été fragilisée par un incendie survenu lundi.

L'attaque avait débuté samedi à la mi-journée, lorsqu'un commando islamiste avait attaqué le centre commercial à la grenade et à l'arme automatique. Les Shebabs avaient tiré sur les employés et les clients du centre commercial, avant de s'y retrancher avec des otages.

Le siège, entrecoupé de plusieurs assauts, a duré près de 80 heures, jusqu'à mardi. Une soixantaine de personnes sont toujours portées disparues.

M. T. avec AFP