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Affrontements au Caire: "plus de 100 morts" affirment les Frères musulmans

Affrontements meurtriers au Caire

Affrontements meurtriers au Caire - -

Des heurts ont fait des dizaines de victimes parmi les partisans de Mohamed Morsi dans la nuit de vendredi à samedi en Egypte.

Le vice-président Mohamed ElBaradeï, qui fut une figure de l'opposition au président islamiste islamiste déchu Mohamed Morsi, a condamné "avec force" samedi la mort de manifestants islamistes lors de heurts avec la police au Caire. Sur son compte twitter, Mohamed ElBaradeï a "condamné fermement force le recours à la force excessive et les morts".

De son côté, le grand imam d'Al-Azhar, la principale autorité sunnite d'Egypte, "déplore et condamne la mort d'un certain nombre de martyrs qui ont été victimes des événements du jour", et demande "une enquête judiciaire urgente" afin que les responsables soient punis.

"Gaz lacrymogènes" et "balles réelles"

Le nouveau pouvoir a annoncé sa volonté de mettre un terme à la contestation des islamistes et les deux camps se rejettent la responsabilité de ces violences, qui ont fait "plus de 100 morts" selon les partisans du président islamiste. "Au moins 65 morts", a indiqué pour sa part le ministère de la Santé dans un communiqué. Les violences vendredi et samedi ont également fait 269 blessés au Caire, et 479 dans le reste du pays.

Les affrontements ont eu lieu tôt le matin, quelques heures après des manifestations massives rivales des partisans de l'armée et des Frères musulmans, la formation de Mohamed Morsi, aggravant encore la division du pays secoué par une grave crise politique.

Les forces de sécurité sont intervenues pour s'interposer et la police n'a "utilisé que du gaz lacrymogène", a dit le porte-parole du ministère de l'Intérieur. Les pro-Morsi ont mis en cause des "policiers en uniforme agissant au côté d'hommes de main", tirant à balles réelles et avec de la chevrotine.

S. A. avec AFP