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Crash au Mali: des juges français désignés pour enquêter

Deux juges français ont été désignés mardi pour enquêter sur les causes du crash au Mali.

Deux juges français ont été désignés mardi pour enquêter sur les causes du crash au Mali. - -

En parallèle des investigations menées par le BEA en France et au Mali, le parquet de Paris a ouvert ce mardi une information judiciaire. La justice française est compétente pour enquêter du fait de la présence de 54 ressortissants français à bord. au moment du drame.

Deux juges d'instruction français ont été désignés pour enquêter sur les causes du crash au Mali de l'avion d'Air Algérie qui a fait 118 morts dont 54 Français, a indiqué mardi une source judiciaire.

Le parquet de Paris, qui avait lancé, jeudi, une enquête préliminaire sur ce drame, a ouvert ce mardi une information judiciaire pour "homicides involontaires par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement", a-t-il été précisé.

Ces investigations font suite à une enquête préliminaire qui avait été lancée dès jeudi par le parquet de Paris. La justice française est compétente pour enquêter du fait de la présence de ressortissants français à bord.

Une instruction en parallèle aux investigations du BEA

Les deux juges du tribunal de grande instance (TGI) de Paris qui ont été cosaisis ont d'ores et déjà délivré une commission rogatoire internationale aux autorités maliennes.

Cette instruction sera menée en parallèle aux investigations du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), organisme public dont le rôle est de mener les enquêtes techniques pour déterminer les causes d'un accident d'avion.

Un scénario de l'accident d'ici "quelques semaines"

Le directeur du BEA, Rémi Jouty, a indiqué ce mardi qu'il espérait avoir "dans quelques semaines" un scénario de l'accident du vol AH5017 entre Ouagadougou et Alger.

"Toutes les hypothèses seront examinées dans le cadre de l'enquête", a redit par ailleurs lundi le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. "Ce que nous savons d'une façon certaine, c'est que la météo était mauvaise cette nuit-là, que l'équipage de l'avion avait demandé à se dérouter, puis à rebrousser chemin, avant que le contact ne soit perdu."

Jé. M. & M.G. avec AFP