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Centrafrique: la France n'enverra pas de renforts, assure Fabius

1.600 soldats français sont déployés en Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris

1.600 soldats français sont déployés en Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris - -

"Nous maintiendrons notre contingent de 1.600 hommes", assure le ministre des Affaires étrangères dans une interview au "Parisien/Aujourd'hui en France".

Le contingent français en République centrafricaine (RCA) n'ira pas au-delà des 1.600 militaires français qui y sont actuellement déployés.

"Nous n'avons pas vocation à nous substituer aux Africains", assure ainsi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, dans Le Parisien/Aujourd'hui en France. "La Misca (force d'interposition africaine) monte en régime et passera bientôt à 6.000 hommes. Elle joue déjà son rôle sur le terrain. Donc, il n'y aura pas de renforts en Centrafrique. Nous maintiendrons notre contingent de 1.600 hommes. Une stabilisation politique de la situation sera capitale."

"Il n'y aura pas d'engrenage"

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait estimé mardi qu'il n'y avait "dans l'état actuel des choses","pas de raisons particulières" d'envoyer des renforts en Centrafrique.

"En RCA, nous tiendrons nos engagements comme nous l'avons fait au Mali", ajoute Laurent Fabius. "Il n'y aura pas d'engrenage". "La situation est difficile mais on ne doit certainement pas parler d'enlisement", estime-t-il.

"Des problèmes existent, la situation politique n'est pas stabilisée, mais l'objectif doit être maintenu: désarmer impartialement, rétablir la sécurité, faciliter l'aide humanitaire, préparer la transition politique", souligne le ministre des Affaires étrangères. "Personne ne pouvait penser qu'en un mois tout serait réglé."

Double mission pour l'opération Sangaris

Après avoir désarmé les ex-rebelles musulmans de la Séléka, les soldats français de l'opération Sangaris tentent désormais de neutraliser les milices d'auto-défense chrétiennes désignées sous le terme de milices "anti-balaka", une tâche beaucoup plus ardue car elles ont le soutien d'une grande partie de la population chrétienne ultra-majoritaire aussi bien à Banagui que dans le pays.

S. C. avec AFP