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Afrique du Sud: deux hommes blancs tentent d'enfermer vivant un homme noir dans un cercueil

Le parti de gauche radicale sud-africain des Combattants pour la liberté économique (EFF), appelle à un rassemblement pour protester contre le racisme. (Photo d'illustration)

Le parti de gauche radicale sud-africain des Combattants pour la liberté économique (EFF), appelle à un rassemblement pour protester contre le racisme. (Photo d'illustration) - AFP

Deux hommes blancs sont poursuivis en Afrique du Sud pour avoir tenté d'enfermer un homme noir dans un cercueil, et menacé de le brûler vivant.

Willem Oosthuizen et Theo Martins Jackson doivent comparaître ce mercredi à Middelburg, en Afrique du Sud, pour agression et tentative de coups et blessures. 

Sur une vidéo de 20 secondes, un jeune homme noir vivant est allongé dans un cercueil, posé à même un sol poussiéreux et rocailleux. Un homme blanc tente alors de refermer le cercueil, tandis que la victime gémit et essaie coûte que coûte de l'en empêcher. 

"Tu veux parler ? Allez, allez. On va jeter de l'essence", menace l'un des deux hommes. La vidéo, qui n'est pas datée, a été diffusée sur les médias sociaux. Les deux hommes poursuivis sont également accusés d'avoir voulu introduire un serpent dans le cercueil.

Un pays meurtri par la ségrégation raciale

Le parti de gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF) s'est emparé de l'affaire. Il organise un rassemblement mercredi devant le tribunal de Middelburg pour protester contre le racisme en Afrique du Sud. "Cette humiliation n'est basée sur rien d'autre que sur la couleur de peau. C'est une humiliation pour tout le peuple noir", a estimé l'EFF. 

Vingt-deux ans après la fin officielle du régime raciste de l'apartheid et l'élection de son premier président noir, Nelson Mandela, l'Afrique du Sud se débat toujours avec les démons du passé. Les relations entre la majorité noire et les hommes blancs restent extrêmement compliquées et les controverses raciales - largement exploitées par la classe politique - fréquentes. 

A.Mi avec AFP