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Accident de Schumacher: "Tout se joue les 3 premiers jours", dit le Pr Amarenco

Le CHU de Grenoble, où "Schumi" est toujours entre la vie et la mort.

Le CHU de Grenoble, où "Schumi" est toujours entre la vie et la mort. - -

Pour le Professeur Amarenco, chef de service du service de Neurologie à l’hôpital Bichat, rien n'est joué pour le champion de Formule 1, toujours dans un état critique après une chute à ski dimanche à Méribel.

Impossible de dire s'il survivra. C'est le message adressé par les médecins de Michael Schumacher.
Le septuple champion du monde de Formule 1 est toujours entre la vie et la mort au CHU de Grenoble, après une chute à ski dimanche à Méribel. L'ancien pilote qui doit avoir 45 ans vendredi, est plongé dans un coma artificiel et souffre de graves lésions au cerveau.

"Aucun espoir ne doit être perdu"

Invité sur RMC et BFMTV ce mardi matin, le Professeur Amarenco, chef de service du service de Neurologie à l’hôpital Bichat, s'est montré très réservé. S'il a affirmé qu'"aucun espoir ne [devait] être perdu", le spécialiste a expliqué les risques liés au traumatisme crânien de Michael Schumacher, plongé en coma artificiel et en hypothermie : "Ce qu’on veut c’est éviter l’œdème cérébral, le gonflement important qui peut causer des dégâts".
Et les trois premiers jours sont déterminants :"C'est important de le mettre en hypothermie et en coma artificiel. Il est maintenu entre 34 et 35° car le froid protège les cellules cérébrales. On essaie de faire en sorte qu’elles ne meurent pas : l’œdème est un gonflement qui peut comprimer le tronc cérébral, la structure vitale". Selon le Professeur Amarenco, si Michael Schumacher a été opéré en urgence, c'est qu'il "devait avoir un hématome extra-dural, entre boîte crânienne et cerveau. Après, il y a des contusions cérébrales, qui peuvent être hémorragiques." Le spécialiste a ajouté : "Tout se joue les trois premiers jours pour contrer l’œdème cérébral. Ensuite il y a le délai de réveil : on va arrêter le coma artificiel et voir s’il se réveille. S’il met plus de trois semaines, le pronostic est très mauvais."

La rédaction