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Retard du nouveau Vélib': Anne Hidalgo dit "mettre la pression" pour accélérer son installation

La maire de Paris assure ce mercredi taper "du poing sur la table" pour que l'installation du Vélib' s'accélère, sous peine de sanctions financières. Le nouvel opérateur Smovengo accuse un important retard sur le déploiement du service.

Dix jours après son lancement, le nouveau Vélib' est à la traîne. Seules 64 stations sont en fonctionnement contre 600 d'abord annoncées. La transition entre Smovengo, qui a remporté le marché Vélib', et JCDecaux, opérateur historique du Vélib' est chaotique.

"Nous savions que ce serait forcément complexe de passer d'un concessionnaire à l'autre", reconnaît ce mercredi Anne Hidalgo sur France Bleu Paris. "Nous tapons du poing sur la table auprès de cette société", ajoute-t-elle.

Cette situation provoque l'exaspération des abonnés confrontés au manque de vélos et à des dysfonctionnements du service.

"Là ça prend un peu trop de temps et ça ne va pas, d'ailleurs il y a des pénalités très importantes qui sont imputées à la société concessionnaire", prévient Anne Hidalgo.

Ces pénalités sont "prévues dans le cadre des marchés publics" en cas de retard, précise ce mercredi dans un communiqué le Syndicat Autolib' Vélib' Métropole, en charge du service. 

"Une prestation qu'il faudra juger sur 15 ans"

Réaffirmant sa "confiance" dans le Syndicat, Anne Hidalgo rappelle de son côté que des heures gratuites ont été allouées aux abonnés en compensation. Ces mesures sont toutefois jugées insuffisantes par les utilisateurs qui ne peuvent tout simplement pas bénéficier de ces compensations, en l'absence de vélos. La maire de Paris appelle les abonnés à la patience:

"Ce système a vocation à être le système qui va durer 15 ans. Il a du mal à se mettre en place, nous avons mis la pression. C'est une prestation qu'il faudra juger sur les 15 ans".

Carole Blanchard