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Pourquoi les transports parisiens restent bondés l'été?

Des travaux, un allègement du trafic mais aussi plus de touristes dans les transports: autant de phénomènes qui expliquent la surfréquentation des transports parisiens l'été.

En plein mois d'août, les usagers des transports en commun parisiens rêvent de couloirs vides, de quais de métro déserts, de places assises en pagaille. Pourtant, comme le reste de l'année, les voyageurs s'entassent dans les rames. 

Plusieurs phénomènes expliquent cette affluence estivale selon Bernard Gobitz, vice-président de l'association usagers d'Ile-de-France.

"Avant, les Franciliens partaient en vacances quatre semaines ou presque. Aujourd'hui, ils partent plutôt sur plusieurs périodes fractionnées. Une grosse partie d'entre eux reste donc en Ile-de-France une bonne partie du mois de juillet et d'août", explique t-il. "En parallèle, le nombre de touristes augmente. Et ce sont de gros consommateurs des transports en commun."

La saison des travaux

Or, l'été est aussi la saison des travaux dans les transports. Le RER A a ainsi été interrompu une semaine entre Vincennes et Auber, et tout le mois d'août sur sa partie ouest. Du 29 juillet et jusqu'au 25 août, la circulation est interrompue sur l'axe Orsay-Ville et Saint-Rémy-lès-Chevreuse. Dans le métro, la ligne 6 est la plus touchée avec une coupure importante entre Montparnasse et Trocadéro jusqu'au 1er septembre. 

"Les travaux sont une circonstance aggravante. Les usagers de ces lignes sont obligés de prendre des bus de substitution ou de se rabattre sur d'autres axes qui se retrouvent surchargés", explique le vice-président de la FNAUT. 

Les horaires d'été

A ces désagréments s'ajoutent les horaires d'été. En juillet et en août, le trafic est en effet allégé. "Dès juillet, le nombre de trains en circulation diminue. En août, il est encore plus limité", explique Bernard Gobitz.

"Les Franciliens qui restent à Paris, les touristes plus nombreux, les travaux et l'allègement du trafic: évidemment, cela donne l'impression que les transports sont saturés."

Cyrielle Cabot