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"Forêt à défendre": à Romainville, riverains et écologistes s'opposent à la création d'une base de loisirs

Le déboisement a commencé à Romainville.

Le déboisement a commencé à Romainville. - BFM Paris

Depuis plusieurs jours, des riverains de la forêt de Romainville en Seine-Saint-Denis, rejoints par des militants écologistes se retrouvent pour empêcher le chantier d'une future base de loisirs.

Aux portes de Paris, la forêt de Romainville va-t-elle devenir une nouvelle ZAD? Dans cette commune de Seine-Saint-Denis, une poignée de riverains protestent contre l'aménagement d'une base de loisirs à l'étude depuis une vingtaine d'années et défendent leur "poumon vert".

Rejoints par des militants écologistes, ils se retrouvent quotidiennement au petit matin à l'entrée du chantier pour empêcher les machines de faire leur oeuvre. En présence des opposants au chantier, les ouvriers ne peuvent pas travailler pour éviter l'accident causé par exemple par une chute d'arbres.

"Détruire une forêt c'est complètement absurde et complètement anachronique. Il y a une aire de jeux de l'autre côté qui est laissée à l'abandon et qui pourrait servir d'île de loisirs mais ils ont préféré couper un tiers de la forêt, des arbres qui ont plus de 50 ans", déplore un opposant. 

Un moratoire réclamé par les opposants

Le projet de base de loisirs baptisée la Corniche des Forts doit ouvrir au public à l'horizon 2020. La région Ile-de-France, présidée par Valérie Pécresse a validé le lancement de base de loisirs. Au coeur de plus de 60 hectares boisés, 8 doivent doivent être aménagés pour un coût de 12 millions d'euros. Les opposants souhaitent un moratoire sur le projet.

"Nous demandons un moratoire, qu'on arrête de détruire les arbres et qu'on réexamine des projets qui pourraient concilier à la fois l'environnement, le maintien de la forêt et la possibilité pour les habitants d'en bénéficier", soutient Sabine Rubin, députée France Insoumise de Seine-Saint-Denis.

"A l'heure du réchauffement climatique, à l'heure où les arbres sont nécessaires pour enrayer ce problème de réchauffement, détruire 2.000 arbres, ça me semble inconséquent", ajoute l'élue. 

C. B avec Wiliam Helle