BFMTV

Enfouissement illégal des déchets du chantier du Grand Paris: deux personnes mises en examen

D’ici à 2030, les chantiers de construction du Grand Paris Express  représenteront une hausse de 10 à 20 % de la quantité de déblais générée chaque année en Ile-de-France.

D’ici à 2030, les chantiers de construction du Grand Paris Express représenteront une hausse de 10 à 20 % de la quantité de déblais générée chaque année en Ile-de-France. - G. Rollando - Société du Grand Paris

Les deux responsables ont été placés sous contrôle judiciaire.

Le chef de police municipale de Vaujours, en Seine-Saint-Denis, et l'ex-directeur des services de la ville ont été mis en examen dans le cadre d'une vaste enquête sur l'enfouissement illégal de déchets du chantier du Grand Paris, a-t-on appris ce samedi de sources concordantes, confirmant une information du Parisien.

Ces deux responsables sont poursuivis pour "extorsion en bande organisée et tentative, associations de malfaiteurs, trafic d'influence et différentes atteintes à l'environnement" et ont été placés sous contrôle judiciaire, a indiqué une source judiciaire. Ils sont soupçonnés d'avoir permis l'enfouissement de terres polluées dans un terrain agricole appartenant à cette commune de 7.000 habitants.

L'alerte donnée par un agriculteur

C'est un agriculteur, spécialisé dans la dépollution, qui a donné l'alerte après avoir été agressé et avoir vu son matériel incendié, a précisé une source proche de l'enquête. Selon cette même source, une société de terrassement a déposé des déchets bruts pendant deux ans sur un de ses terrains. D'autres terrains situés à Villeparisis, Liverdy-en-Brie, en Seine-et-Marne ou en Essonne ont subi le même sort.

La société de terrassement basée en Seine-Saint-Denis appartient à des personnes liées au grand banditisme, a encore rapporté la même source proche de l'enquête, ajoutant que les camions de gravats déversés sur les différents terrains pouvaient lui rapporter jusqu'à 60.000 euros par jour.

Le maire de Vaujours Dominique Bailly a également entendu mercredi dans le cadre de cette enquête ouverte par la juridiction interrégionale de Paris en 2018. Il n'a fait l'objet d'aucune poursuite à l'issue de son audition sous le régime de la garde à vue, selon une source judiciaire. L'élu n'était pas joignable samedi après-midi.

Cy.C avec AFP