BFMTV

Eco-Emballages veut simplifier le tri sélectif pour le relancer

Eric Brac de la Perriere, le directeur général d'Eco-Emballages, en 2012.

Eric Brac de la Perriere, le directeur général d'Eco-Emballages, en 2012. - Eric Piermont - AFP

Depuis trois ans, le tri sélectif fait du surplace. C'est pourquoi l'entreprise met sur la table 90 millions d'euros pour financer un plan de relance. Au programme, davantage de conteneurs et une simplification du tri des plastiques.

De 17% de déchets triés il y a 20 ans, les Français sont aujourd'hui passés à 67%, constate Europe 1. Une belle performance, sauf que ces trois dernières années, le "tri sélectif" stagne pour rester bien en deçà du niveau d'efficience de nos voisins allemand ou belge. Avec son "plan de relance" Eco-Emballages, qui investit 90 millions d'euros, veut "simplifier le geste de tri en améliorant l'efficacité de l'ensemble du dispositif de recyclage des emballages".

Le plastique moins problématique

Le matériau posant le plus de difficultés aux Français est incontestablement le plastique. Il constitue l'axe de travail majeur de l'entreprise de recyclage et compte pour moitié dans le nouvel effort d'investissement du plan de relance. "Il n’y a pas un plastique, mais une dizaine de sortes de plastiques différents. C’est pour cela qu’il faut pouvoir les reconnaître et après les recycler avec des technologies différentes", souligne Eric Brac de la Perriere, le directeur général d'Eco-Emballages au micro d'Europe 1.

Il est exact que le tri des plastiques relève parfois du casse-tête. Les poubelles jaunes ne sont ainsi censées contenir que des bouteilles et flacons, y compris désormais les bouteilles d'huile. Les pots de yogourt, barquettes de plats préparés ou étuis de tranches de jambon n'y sont pas les bienvenus, tout comme les sacs plastiques qui ne sont donc au final tout simplement pas ou mal triés.

Le but d'Eco-Emballages est, d'ici 2022, de permettre à tous les Français de placer tous ces emballages dans la poubelle jaune. A l'heure actuelle, seuls 15,3 millions de Français sont effectivement en mesure de trier tous les types d'emballage plastique. La transition va se faire progressivement au fur et à mesure que les communes seront équipées. A partir de 2016, Pau, Mulhouse, Le Havre ou Poitiers seront parmi les premières à adopter ce nouveau process. 

Davantage de conteneurs

L'autre voie de développement consiste à multiplier les conteneurs, surtout en ville, pour rendre le tri plus accessible. Eco-Emballages voudrait ainsi d'ici à 2018 améliorer la collecte de 20% ce qui représente 6 kg supplémentaires par habitant chaque année et 132.000 tonnes d'emballages collectés par an. Quelque 20 millions de personnes sont concernées.

Concrètement, de nouveaux conteneurs seront installés à des endroits stratégiques. Ainsi, note Europe 1, 170 nouveaux bacs pour le verre seront installés à Paris et 70 à Pau. L'accent pourra être mis sur la collecte réalisée en habitat collectif, comme à Montpellier dans les cités universitaires de la métropole.

David Namias