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Béton déversé dans la Seine à Nanterre: "il n'y a plus de faune, il n'y a plus de vie"

Le groupe Vinci a reconnu mercredi être à l'origine des rejets de béton dans la Seine à Nanterre. L'agent à la découverte de cette pollution déplore des conséquences pour l'environnement.

Du béton délibérément rejeté dans la Seine. Mercredi, le groupe Vinci a reconnu que des eaux de nettoyage de camions, chargées de résidus de béton à proximité de l'une de ses usines sur les berges de Seine à Nanterre. A l'origine de cette découverte, Jacques Lemoine, agent de développement de l'Association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique (AAPPMA). 

"Cet écoulement provenait d'une fosse qui avait été creusée volontairement à l'aide d'une pelleteuse en hauteur de berge. A l'aide de cette même pelleteuse, ils ont creusé une rigole qui dirigeait tout l'écoulement directement dans la Seine", raconte-t-il sur BFM Paris. 

"Tout est brûlé"

Ces écoulements auraient débuté début 2018 jusqu'à cette découverte en mai dernier. Après près d'un an à bétonner la Seine, les conséquences Jacques Lemoine dresse un triste bilan.

"Il n'y a plus de fond. C'est un secteur où il y a deux mètres d'eau à peu près et on se retrouve entre 15 et 30 cm d'eau, donc plus d'herbier, plus de faune, tout est brûlé", déplore l'agent. 

Ce lieu était aussi un lieu de reproduction pour les poissons, qui ont disparu. "Il n'y a plus de vie, il n'y a plus rien", ajoute-t-il.

Dans un communiqué publié mercredi, Vinci assure avoir "mis en oeuvre les mesures nécessaires pour stopper cet écoulement" et promet "des sanctions" si l'enquête interne démontre des responsabilités individuelles. L'AAPPMA a de son côté décidé de porter plainte, Jacques Lemoine espère que les responsables seront "condamnés" notamment à "remettre le milieu en état". 

Carole Blanchard