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A l’assaut de l'aiguille de la Dibona dans les Alpes

Régis Desconclois au sommet de la Dibona.

Régis Desconclois au sommet de la Dibona. - -

Pour la dernière semaine de notre série "Une semaine… ", une de nos équipes est partie à l’assaut des Alpes. Régis Desconclois et Antoine Delpierre se sont transformés en alpinistes le temps d’un reportage. Mais ramener de la belle image de montagne, ça se mérite…

Au refuge du Soreiller

On nous avait prévenu: l'aiguille Dibona, 3.131 mètres d'altitude, est un sommet classique des massifs de l’Oisans. Par "classique", nous avions compris "accessible pour beaucoup, donc nous..." Mais la veille, en arrivant au refuge du Soreiller (2.730 m), nous comprenons que les alpinistes du dimanche n’ont pas leur place ici. Parmi ceux qui sont là, que des grimpeurs aguerris.

Notre expérience de l’alpinisme à Régis et moi se résume, grosso modo, à quelques murs d’escalades en salle. Dans les yeux de Pierre, le guide de haute montagne que nous suivrons le lendemain pour le reportage, passe alors un voile, comme un doute… Mais, pris par le tournage de notre sujet sur la vie au refuge et éblouis par le spectacle de la vue qu’offre l’endroit, nous nous couchons, pas vraiment inquiets.

Régis avec Pierre, le guide que nous suivons pour le reportage au refuge avant le départ.
Régis avec Pierre, le guide que nous suivons pour le reportage au refuge avant le départ. © -

A l'assaut de la Dibona

7h du matin, au pied le l’aiguille Dibona, c’est là que nous prenons conscience de la difficulté de l'ascension, même si nous empruntons la voie dite "normale", la plus facile en théorie. Régis et moi nous regardons l’un l’autre, avec le même regard que Pierre la veille…

Pourtant il faut y aller: la première montée est simple, puis vient le moment de s’encorder au guide qui nous accompagne, car devant nous le mur de la Dibona se dresse, raide. L’escalade commence. Dans l’ascension, les prises fuient sous nos mains tâtonnantes, les appuis sont parfois inexistants. Dans mon sac à dos, la caméra. Régis, lui, porte les batteries, les micros, le reste du matériel.

Quand, à 3.000 mètres d’altitude sur une arrête d’à peine un mètre de large, il faut réfléchir au reportage, anticiper les prises de vues, on se dit que nous sommes passionnés par ce métier. Finalement, la concentration l’emporte et malgré plusieurs passages difficiles, nous parvenons au sommet.

Ca y est: la caméra de BFMTV est à 3.131 mètres d’altitude. Arrivés à temps, nous pouvons filmer l’arrivée de Guillaume et Pierre, son guide, qui sont eux passés par une voie plus dure et plus longue. Le soulagement est total, le panorama époustouflant, le silence se fait: fatigués mais serins, nous pouvons entamés la descente, avec une satisfaction: ce jour-là, nous avons repoussé nos limites et vaincu la Dibona.

Antoine Delpierre et Régis Desconclois