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Sur les traces de Nicolas Flamel, le célèbre "alchimiste" parisien

Nicolas Flamel, souvent décrit comme alchimiste était un notable parisien.

Nicolas Flamel, souvent décrit comme alchimiste était un notable parisien. - paige_eliz - CC Flickr

Tout l’été, BFM Paris vous fait redécouvrir les mythes et légendes urbaines autour de la capitale. Cette semaine, partons sur les traces de Nicolas Flamel, notable parisien romanesque qui aurait découvert le secret de la pierre philosophale.

Son nom est connu dans le monde entier. Nicolas Flamel a inspiré de nombreux écrivains d’Alexandre Dumas avec sa pièce de théâtre La Tour Saint-Jacques à J.K Rowling, la maman d’Harry Potter, qui le place au cœur de l’intrigue du premier tome des aventures du jeune sorcier. Au-delà du personnage de roman, Nicolas Flamel a bel et bien existé et vécu dans le Paris du Moyen-Âge.

Souvent décrit comme alchimiste voire magicien, son fait d’arme serait d’être parvenu à percer le secret de la pierre philosophale, capable de transformer le métal en or et de rendre immortel.

La pierre philosophale cachée à Paris? 

Cette légende repose notamment sur Le livre des figures hiéroglyphiques, un ouvrage paru en 1612, soit près de deux siècles après la mort de Nicolas Flamel mais qui serait une retranscription de ses écrits. Dans ce livre, il y raconterait la manière dont il serait devenu l’acquéreur d’un manuscrit qui détenait la clé de la pierre philosophale et son cheminement pour parvenir à le déchiffrer.

Autour de cet écrit dont l’authenticité n’a jamais été prouvée, la légende de Nicolas Flamel s'est forgée. Des histoires rapportent qu’il aurait caché la pierre à Paris ou tout bonnement que, devenu immortel, Nicolas Flamel ne serait jamais mort.

Plutôt qu’un alchimiste, les historiens ont acquis la certitude que Nicolas Flamel était copiste, libraire et juriste. Au cours des siècles, d’autres textes ont continué à alimenter la légende, certains cherchant à retrouver sa trace ou à démontrer la faisabilité de la transmutation des métaux.

Sa maison classée monument historique

Une chose est sûre, Nicolas Flamel a laissé des traces bien réelles dans Paris. Mort en 1418 et enterré dans l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie, dont il reste aujourd’hui uniquement la tour Saint-Jacques près de Châtelet, la pierre de son épitaphe est de nos jours conservée au musée de Cluny.

Elle énumère les nombreux dons qu'il a pu faire au cours de sa vie aux églises et hôpitaux parisiens, témoignages de sa richesse et peut-être aussi, à l’origine de sa réputation. La Bibliothèque nationale de France conserve également un manuscrit du testament de Nicolas Flamel, dont l’édition numérique est consultable en ligne.

Aujourd'hui, une rue du 4e arrondissement porte son nom, voisine de la rue Pernelle - le prénom de sa femme. Près de Beaubourg, il est possible de se rendre dans la maison dans laquelle il a vécu. Située au 51 rue de Montmorency, dans le 3e arrondissement, la bâtisse est devenue un restaurant. Monument historique, c'est également la plus ancienne auberge de Paris. Clin d'œil au personnage, l'auberge propose dans sa carte une "alchimie des saveurs".

Carole Blanchard