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Coronavirus: Roselyne Bachelot recevra les acteurs de la culture "dès la semaine prochaine"

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot, lors de la passation au ministère, le 6 juillet 2020

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot, lors de la passation au ministère, le 6 juillet 2020 - Alain JOCARD © 2019 AFP

La ministre de la Culture a annoncé qu'elle rencontrera les professionnels des secteurs culturels alors que ces derniers s'estiment oubliés dans cette crise sanitaire et économique.

Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, va recevoir "dès la semaine prochaine les organisations professionnelles des secteurs" culturels "les plus impactés" par le Covid-19, a-t-elle twitté jeudi.

"Nous accompagnons au plus près le secteur de la culture pour faire coexister la prudence et le soutien aux artistes et à l'économie (...) Nous allons avancer, ensemble", poursuit la responsable politique.

"Un sentiment d'abandon"

Le secteur de la culture, notamment en ce qui concerne le spectacle vivant, fut le premier à être pénalisé par les mesures sanitaires prises pour lutter contre la pandémie - comme les premières interdictions de rassemblement - et n'a toujours pas pu reprendre son activité normalement.

"On a un sentiment d'abandon. Agacement, désolation, ras-le-bol, c'est ce que nous ressentons: nous sommes le seul secteur qui n'a pas repris", s'est ainsi désolée cette semaine Aurélie Hannedouche, du Syndicat des musiques actuelles (Sma).

La filière musicale en grande difficulté

Une mauvaise nouvelle est tombée mardi: le premier ministre Jean Castex a annoncé la prolongation, jusqu'au 30 octobre, de l'interdiction des événements de plus de 5.000 personnes. Mais, pour les musiques actuelles, par exemple, les concerts dans les salles plus petites sont toujours rendus impossibles par l'interdiction des fosses, donc du public debout. La plupart des enceintes ne sont pas viables économiquement avec des spectateurs assis et des jauges réduites.

Tous les acteurs du secteur culturel réclament des mesures d'accompagnement du gouvernement sur le long terme, bien au delà de 2020.

"On demande à ne pas être les sacrifiés", avait, par exemple, alerté début juillet Frantz Steinbach, qui préside le comité de filière nuit, lieux musicaux festifs et de vie.
H.G. avec AFP