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Violences policières après une marche féministe: Schiappa se dit "choquée" mais défend les policiers

La ministre a souligne que "le tracé (de la marche, ndlr) n’aurait pas été respecté", ce qui aurait poussé les forces de l'ordre à intervenir.

Marlène Schiappa s'est retrouvée hésitante, entre ses fonctions gouvernementales et son engagement féministe de longue date.

Invitée à réagir sur BFMTV, dans le cadre de l'émission "Et en même temps", sur les violences policières qui ont émaillé une marche féministe ce samedi à Paris, la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes a dans un premier temps admis qu'elle avait été "choquée".

"J’ai été assez choquée par un certain nombre d’images, notamment celles ou des femmes sont traînées dans le métro. [...] Je suis choquée quand je vois la façon dont les jeunes femmes sont traitées, notamment lorsqu’elles sont traînées par les cheveux", a-t-elle expliqué. 

L'itinéraire pas respecté? 

Pour autant, la ministre a également tenu à souligner que des fautes dans l'organisation de l'événement auraient été commises, poussant à l'intervention policière. 

"Un rapport a été demandé, il y est dit que le tracé n’aurait pas été respecté et que cela aurait occasionné les faits que nous avons vu sur les vidéos", explique-t-elle. 

"Restauration de la confiance"

Marlène Schiappa a ensuite tenu à souligner le travail mis en place par le gouvernement dans la restauration du lien de confiance entre les femmes et les forces de l'ordre. 

"J’ai échangé avec le ministre de l’Intérieur (Christophe Castaner, ndlr) parce que je connais son engagement pour défendre les droits des femmes et pour favoriser l’engagement des forces de l’ordre vis-à-vis des femmes", a-t-elle commencé. "Mon travail, c’est de renouer le lien de confiance entre les femmes et les forces de l’ordre. C’est ce que nous faisons, c’est notre travail. Nous avons fait un audit sur comment les femmes sont accueillies dans les commissariats", explique encore la ministre. 

Elle a ensuite réagi aux slogans lancés durant la manifestation de samedi, au cours de laquelle les policiers ont été comparés à des violeurs et des assassins. 

"Je sais que les forces de l’ordre, tous les jours, sont en première ligne pour défendre et protéger les femmes face aux violences conjugales, je ne veux pas l’occulter. Je ne suis pas d’accord avec les slogans, il convient de ne pas rajouter de la violence à la violence mais d’être dans un travail de restauration de la confiance", conclut-elle. 
Hugo Septier