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Vidéo de violence policière: le lycéen dénonce des coups "pour rien"

Dans une vidéo parue jeudi sur les réseaux sociaux, un adolescent scolarisé au lycée Henry Bergson à Paris est frappé au visage par un CRS alors qu'il participait à un blocus contre la loi Travail. Pour BFMTV, il revient sur ce qu'il s'est passé.

L'adolescent est encore sous le choc. Alors qu'il participait jeudi à un blocus contre la loi Travail devant le lycée Henry Bergson, dans le 19e arrondissement de Paris, le jeune homme est vu violenté et frappé au visage par un CRS, comme en témoigne une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

"J'étais déjà au sol, il aurait juste pu me mettre les menottes, il m'a frappé. C'était très violent, je l'ai senti passer", confie-t-il, abasourdi.

Il raconte que des œufs et de la farine ont été jetés pendant la manifestation. "Un policier en a reçu un dans la tête, et ils ont commencé à nous courir après", raconte-t-il. Il poursuit: "Il y en a un qui m'a foncé dessus. Il m'a frappé à terre, puis m'a dit 'Lève-toi, lève-toi!' et ensuite il m'a mis un coup de poing".

Ce que montre la vidéo n'est que la fin de l'altercation. "Avant les images de la vidéo, il y a déjà des coups. Deux policiers m'ont frappé, mais un seul a continué", rapporte-t-il.

Le lycéen ressent désormais des douleurs "en haut du corps et dans le nez", qui saignait abondamment lorsqu'il est emmené au commissariat. Il n'a pas encore pu voir de médecin, mais passera ce vendredi un examen.

"Celui qui a fait ça est inconscient"

Le père de l'adolescent, qui "ne trouve pas les mots" pour décrire ce qu'a vécu son fils, "ne pense pas que celui qui a agi comme ça puisse un jour avoir un enfant". "Je ne veux pas le qualifier de méchant, il est inconscient", a-t-il lancé, attristé.

Enervé, il affirme qu'il "n'y a même pas eu assistance à la personne. "On ne peut pas accuser la police, mais seulement les policiers. J'ai mal, mais autrement", concède-t-il.

Auditionné jeudi après-midi par la police des polices, le lycéen a affirmé "avoir eu l'impression d'être aidé". Il a désormais l'intention de porter plainte contre la police.

F. H. avec Antoine Pollez et Alexis Cuvillier