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Vers une hausse de la taxe sur la bière ?

Les taxes sur la bière pourraient être doublées pour générer des recettes supplémentaires pour le gouvernement.

Les taxes sur la bière pourraient être doublées pour générer des recettes supplémentaires pour le gouvernement. - -

Voilà qui risque de faire monter en pression les brasseurs : le gouvernement réfléchirait à une hausse des taxes sur la bière au nom de la santé publique et pour générer de nouvelles recettes budgétaires.

Allez-vous payer votre demi plus cher ? Votre pinte au pub du coin va-t-elle vous coûter une fortune ? D'après le quotidien économique Les Echos, le gouvernement pourrait valider un doublement des taxes sur la bière. Les taxes actuelles rapportent 300 millions d'euros par an dans les caisses de l'Etat. Elles varient en fonction du degré d'alcool et de la taille du fabricant.
Les curseurs ne sont pas encore exactement placés, la décision du gouvernement doit être prise d'ici dix jours. Mais l'option la plus dure serait de doubler ces taxes, pour obtenir 300 millions supplémentaires.

« L’augmentation des prix freine la consommation »

« On sait que l’augmentation des prix de différents produits freine leur consommation, explique sur RMC Alain Rigaud, président de l'Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA). Voilà pourquoi cela va dans le sens de la santé publique, et si en plus ça aide à redresser les finances de la France, c’est bien. Mais pourquoi seulement les bières ? Toutes les boissons alcooliséesdoivent être taxées en fonction de la quantité d’alcool pure qu’elles contiennent. On contribuerait au redressement des finances de la France en protégeant sa santé ».

« La hausse va être impactée sur les tarifs clients »

Pour Christian Artzner, fabricant des bières artisanales "La Perle" en Alsace, cette idée d’un doublement de la taxe sur la bière n’est pas pour le réjouir : « La hausse des taxes va être impactée sur les tarifs auprès des clients. 7, 8, 10 voire 15 cents au litre. Ça ferait du mal à une profession qui travaille avec des agriculteurs, des houblonniers, des malteurs. C’est un secteur d’activité qui représente beaucoup d’emplois. Cette hausse ce n’est pas quelque chose dont on a besoin aujourd’hui ».

La Rédaction avec B.Smadja