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Une Américaine utilise une photo de son chien contre la culture du viol

Des jeunes filles mènent une expérience pour dénoncer le harcèlement de rue (photo d'illustration)

Des jeunes filles mènent une expérience pour dénoncer le harcèlement de rue (photo d'illustration) - Capture d'écran Youtube

Une jeune Américaine victime d'une agression sexuelle se demande pourquoi un chien "pas très futé" comprend que quand c'est non, c'est non, et pas un être humain adulte.

Une Américaine a choisi d'utiliser une photo de son chien pour dénoncer sur Facebook la culture du viol. Dans son message posté sur le réseau social fin juillet, Bree Wiseman, une jeune femme de 22 ans, s'adresse "aux personnes qui disent que les femmes sont violées à cause de la manière dont elles s'habillent".

"Voici mon chien. Sa nourriture préférée, c'est le steak. Il a les yeux rivés sur mon assiette. Mais il ne s'approchera pas plus parce que je lui ai dit non. Si un chien se comporte mieux que vous, vous allez devoir réévaluer votre vie. N'hésitez pas à partager, mon chien est adorable", écrit-elle sur sa page Facebook.

Une publication qui a reçu près de 200.000 "like" et été partagée à près de 300.000 reprises. De nombreux internautes ont salué cette initiative. "Comme c'est vrai", remarque l'une d'entre eux. "Bien dit", souligne une autre. "Un exemple parfait", applaudit une utilisatrice du réseau social.

"La seule personne à blâmer, c'est le violeur"

Contactée par The Huffington Post, la jeune femme, pâtissière dans un restaurant du Tennessee, aux Etats-Unis, explique qu'elle a pris la décision de publier ce texte après avoir été elle-même victime d'une agression sexuelle. Elle se demande "comment il est possible qu'un chien pas très futé ait la capacité de mieux comprendre qu'une large part de la population adulte?"

"Si un pitbull âgé de 4 ans comprend le mot 'non', alors même qu'il est en train de regarder quelque chose qu'il veut tellement qu'il en bave, alors les adultes devraient comprendre 'non', peu importe comment l'autre est habillé. Les apparences ne devraient pas faire la différence dans les cas d'agression sexuelle", s'indigne-t-elle.

Bree Wiseman espère que son message aidera à prendre conscience de la culture du viol qui tend à rendre coupables les victimes d'agression sexuelle. "La seule personne à blâmer dans un cas de viol c'est le violeur. Ce sont eux qui ont pris la décision de violer."

Selon un sondage datant de fin 2016, plus d'un Européen sur quatre estime qu'un viol est parfois justifié. Et comme le rappelle le gouvernement, dans 85% des viols, la victime est une femme.
Céline Hussonnois-Alaya